A travers un communiqué rendu public dans la soirée du mardi, 18 juillet, la présidence de la République a annoncé la suspension de la participation de la Guinée à l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Au lendemain de cette décision, le Premier Ministre, Chef du gouvernement, est intervenu chez nos confrères d’Espace FM, pour apporter plus de précisions, par rapport au bien-fondé de cette suspension.
Dans sa communication, le Dr Bernard Goumou a mis l’accent sur la sous représentation de la Guinée dans les instances de prise de décision de l’OMVS et par le fait que les intérêts liés à la Guinée ne sont pas pris en compte par l’organisation.
‘’Aujourd’hui, quand vous prenez l’OMVS, elle a quatre (4) sociétés, nous avons la société de gestion de l’énergie de Manantandu, la société de gestion du barrage de Ziama, société de gestion d’exploitation et de navigation, la société de gestion du barrage du haut Bassin. Toutes ces quatre (4) sociétés, normalement, il y a des secrétaires généraux et imaginez-vous, au sein de ces quatre sociétés, il n’y a aucun guinéen. La deuxième remarque, c’est que, dans ces sociétés, la Guinée avait demandé sa participation à ces sociétés. Depuis la requête jusqu’aujourd’hui, la Guinée n’a pas participé dans ces quatre sociétés de gestion. Et pire, c’est que sur le fleuve Sénégal aujourd’hui, il y a trois (3) barrages, deux (2) au Mali, un (1) au Sénégal. Mais le grand barrage qui devait être construit, c’est justement le barrage de Koukoutamba. Et de nos jours, cette organisation a du mal à boucler le financement. Donc, les raisons, le fleuve Sénégal prend sa source en Guinée, normalement, le plus grand barrage devrait être construit sur ce barrage, dans ces quatre sociétés de gestion que je viens de citer, la Guinée n’a pas de place. Et dans les plus grandes instances de décision de cette organisation, la Guinée n’a pas de cadres. Dans toutes les sociétés de gestion de cette organisation, il y a une centaine de personnes, mais vous imaginez, la Guinée n’a que six (6) personnes. Et aujourd’hui, la Guinée pense que l’organisation ne fait pas assez. Nous cotisons à cette organisation au même titre que tous les autres pays. Nous ne pouvons pas comprendre que la Guinée où le fleuve prend sa source, où on devrait construire le plus grand barrage, que tous les intérêts liés à la Guinée ne soient pas pris en compte. Normalement, le poste du Commissaire adjoint revenait à la Guinée, mais notre candidat n’a pas pu, le poste a été supprimé. Sa candidature a été reportée et c’est là où nous parlons du respect pour la Guinée’’, a-t-il souligné.
De même, le Chef du gouvernement a ensuite laissé entendre que la réalisation du barrage de Koukoutamba est aujourd’hui une priorité pour les autorités de la transition. Ainsi, le Chef de l’État a instruit le gouvernement de réfléchir sur qu’il faut faire maintenant pour la réalisation de ce barrage.
‘’Pour nous, la priorité aujourd’hui dans cette organisation pour le Chef de l’État, pour les plus hautes autorités, c’est la réalisation du barrage de Koukoutamba. Et pour nous, cela est non négociable. Nous allons nous voir très rapidement, pour voir quelle décision nous allons prendre, afin que le projet de Koukoutamba soit une réalité. Parce que c’est un projet qui tient à cœur le Chef d’État’’, a indiqué Dr Bernard Goumou
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.