Depuis des années, la Guinée peine à réaliser des routes qui tiennent pour longtemps sans qu’elles ne se dégradent. C’est ce qui fait d’ailleurs qu’à chaque hivernale, l’État débourse beaucoup d’argent pour refaire des voiries urbaines surtout dans la Capitale, Conakry.
Face à cette situation dont on a du mal à corriger, Balla Moussa Konaté, ingénieur en pont et chaussée a indexé les techniciens comme étant les principaux responsables de cet état de fait. Cet ingénieur qui s’exprimait chez nos confrères Djoma Médias, dans l’émission ‘’On refait le monde’’ de ce jeudi, 13 Juillet 2023, a dédouané les autorités dans la mauvaise réalisation des routes en Guinée. Ainsi, il a invité ces dernières à se remettre en cause.
‘’Moi je n’ai absolument rien à reprocher à ce point de vue là au Colonel Mamadi Doumbouya. C’est un dirigeant et même pas au Premier Ministre dans certaines mesures. Après dix (10) ans de communication, je me suis fais une conception, ça veut dire que l’ingénierie de proximité. Ça veut dire qu’aucun développement durable dans les travaux publics, ne peut aller sans les trois composantes fondamentales qui doivent vivre en harmonie. Il y a ceux qui décident, quand quelqu’un fait un deal avec la population, je vais vous faire ça, mais son espoir repose sur qui ? C’est sur les techniciens qui doivent faire les études, à chacun son travail. La population et les dirigeants ne doivent jamais être en discordance. Mais entre les deux camps, il y a le technicisme qui est là. Vous êtes surpris de la même manière que les plus hautes autorités de voir que tel travail en fin de compte n’a pas marché. Vous êtes surpris de la même manière je vous assure. Cela veut dire que nous les techniciens, nous devons nous remettre en cause. Donc, encore une fois, la gouvernance est interpellé, les dirigeants doivent avoir les gens au bon moment au bon lieu. C’est-à-dire, l’homme qu’il faut a la place qu’il faut. On ne peut pas demander mieux aux plus hauts dirigeants d’un pays que de donner les moyens financiers, les moyens humains pour faire du travail. Donc, parlons des réalités sur le terrain, il y a des choses qui ont marché, il y a d’autres qui n’ont pas marché’’, a-t-il souligné, avant d’ajouter qu’un ingénieur doit être futuriste.
‘’Par rapport à la qualité des travaux et l’orientation stratégique, je me dis que si nous devons réussir réellement dans le développement durable, ce n’est pas de dire aujourd’hui un instant on voit les gens sur le terrain. Un ingénieur doit être futuriste. Quand on n’est pas largement futuriste, c’est le cas de l’échangeur de Paul Kagamé, on n’a pas été assez futuriste’’, a indiqué Balla Moussa Konaté.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.