Après Foniké Menguè, un autre activiste du front national pour la défense de la constitution (FNDC) a été empêché de sortir du pays en début de semaine, à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry. Mamadou Billo Bah, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été empêché alors qu’il se rendait en Europe pour des soins.
Cette interdiction de sortir du pays, opposée à l’activiste de la société civile Guinéenne, a suscité une onde de choc en Guinée. Chez nos confrères d’Espace, dans l’émission ‘’le Biffore des GG’’, ce jeudi, 6 Juillet 2023, le président du l’UPG s’est aussi prononcé sur le sujet. Me Alfred Mathos a déclaré que le fait pour les activistes du FNDC d’avoir leurs documents de voyage, ne suffit pas pour eux de sortir. Plutôt, il faut un document délivré par le juge, assure-t-il.
‘’D’abord, c’est pas le CNRD qui libère les prévenus, c’est le juge. Donc, je dis quand le juge libère, il vous met sous contrôle judiciaire et le contrôle judiciaire a ses règles. Si vous êtes sous contrôle judiciaire, vous avez un périmètre dans lequel vous ne pouvez aller au-delà. Je pense que c’est dans ce sens là. Je dis et répète que je ne connais pas la syntaxe de la mise en liberté de Foniké Menguè et Cie, mais dans la chaîne de commandement, il peut y avoir des défaillances. Le zèle que certains officiers peuvent avoir, peuvent ne pas être du commandement d’en haut. Il faudrait faire en sorte que toute cette chaîne de commandement soit informée de l’état de chacun des prévenus. Donc, avoir son passeport ne signifie pas seulement que vous pouvez voyager. Il faut avoir un autre document du juge, qui vous permet de pouvoir se déplacer librement’’, a-t-il déclaré.
Parlant des dossiers concernant les hauts dignitaires du régime déchu, le président de l’UPG a indiqué que ces affaires n’ont pas de connotation politique. Il estime que tout gestionnaire de biens de l’État doit rendre compte. Mais cela doit se faire dans le respect de la présomption d’innocence des prévenus.
‘’Pour la CRIEF, je dirai tout simplement, que celui qui a géré doit rendre compte. Tout un chacun est justiciable, mais il y a un postulat qui est immuable, c’est la présomption d’innocence. La présomption d’innocence fait en sorte que la détention doit être l’exception et la mise en liberté provisoire doit être de mise. La lisière entre le politique dans ce dossier est très mince’’, a indiqué Me Alfred Mathos.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.