Le procès qui oppose les leaders du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) au garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, s’est ouvert ce Jeudi, 22 Juin 2023, au tribunal de première instance de Dixinn. A peine l’audience ouverte, le juge a fixé la caution à 1 million de franc guinéen, avant de délocaliser et de renvoyer l’audience pour ce vendredi, 23 Juin prochain.
Cette démarche du tribunal de première instance Dixinn, n’est pas du goût de Maître Salifou Béavogui, un des avocats du FNDC. Pour lui, la manière dont l’audience s’est tenue, n’est pas conforme à la loi.
‘’Je n’ai jamais de ma petite carrière d’avocat d’une vingtaine d’années, assisté à une audience de ce genre. Ce que moi je sais, quand vous citez un citoyen devant le tribunal correctionnel, le président audiencier appel le dossier ; et la première audience est consacrée à la fixation de la caution, tel que prévu par l’article 460 du code de procédure pénale. Mais lorsqu’un juge vient, il appel un dossier directement, il dit que le tribunal fixe la caution à 1 million et renvoie le procès au 23 Juin, sans donner la parole à nous qui avons actionné. Je me demande quelle va être la suite de ce procès. La première journée de cette audience nous donne des appréhensions. La manière dont l’audience s’est tenue, pour nous, n’est pas conforme à la loi. Le départ nous fait croire que nous ne sommes pas dans un procès juste et équitable’’, a-t-il laissé entendre au sortir de l’audience.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.