Depuis quelques jours, la justice guinéenne est sous le feu des projecteurs, suite à la libération des leaders du front national pour la défense de la constitution, dont la procédure a été décriée par plusieurs magistrats et activistes des droits de l’homme.
Au cours d’un point de presse qu’il a animé ce mercredi, 17 mai 2022, au siège de son département, Alphonse Charles Wright, ministre de la justice et des droits de l’homme est d’abord revenu sur la procédure qui a abouti à la libération des leaders du FNDC, du tribunal de première instance de DIXINN, à la cour d’appel de Conakry.
‘’Lorsqu’ils ont décidé d’entamer les marches dites pacifiques, ils ont été interpellés parce qu’ils ont appelé à manifester, alors que la manifestation est interdite et les faits qu’on les reprochait étaient nombreux. Parmi les charges, il y avait l’incendie volontaire et puisque l’incendie est criminel, on ne peut pas juger la personne sur le champ, ils ont été placés sous mandat de dépôt’’, a-t-il affirmé, avant de faire cas de la médiation des leaders religieux, pour décrisper la situation.
»Je suis allé avec le premier ministre devant les religieux, je les ai écoutés, ils m’ont dit de laisser mon problème de loi, j’ai accepté de tordre la loi et nous sommes allés à la maison centrale. Les religieux les ont rencontrés, et ont fait la proposition. Mais Foniké Menguè a dit qu’ils vont parler avec les avocats et finalement, quand l’ordre de mise en liberté a été signée, c’est la décision la plus difficile que j’ai eue dans ma vie et je ne regretterais jamais cette décision, parce que je l’ai fait pour ne pas que les religieux soient honnis’’ a assumé Alphonse Charles Wright.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.