Des représentants des Forces vives , une coalition des principaux partis et de la société civile, ont accepté de rencontrer le Premier ministre Bernard Goumou sous l’égide de leaders religieux.
Un des intercesseurs, Jean Boston Bangoura , de l’Eglise anglicane, a admis devant des journalistes que les lignes ont bougés » .
La Guinée est dirigée depuis 2021 par une junte qui a pris le pouvoir à la faveur d’un des putschs qu’a connus l’Afrique de l’Ouest depuis août 2020. Les militaires ont consenti sous pression internationale à rendre la place à des civils élus d’ici à fin 2024, le temps de mener de profondes réformes, disent-ils.
L’opposition a été confrontée sous la junte à l’arrestation d’un certain nombre de ses dirigeants et au lancement de poursuites judiciaires contre d’autres. La junte a interdit toute manifestation et vient de menacer d’interdire les partis.
L’opposition refuse de dialoguer dans les conditions fixées par la junte qu’elle accuse de confisquer le pouvoir.
Elle a cependant consenti, après intervention des autorités religieuses, à reporter l’une de leur manifestation initialement prévue avant le ramadan. Dans un pays coutumier des violences politiques , une précédente journée de mobilisation avait entraîné des affrontements qui avaient fait trois morts un passé très ressent.
Accorder la liberté à Foniké Menguè et cie en leur poussant de renoncer à leurs droits.
Je m’interroge où est la boussole tant venté ? Entre le colonel Mamadi Doumbouya et son discours du 05 septembre qui disait en substance « qu’aucun guinéen ne doit mourir banalement pour la politique » »…où est le rapport ? À nous sommes à vingt et quelques morts… que fait le ministre de la justice et droits de l’homme ?
Mamadi III Konaté
Journaliste-reporter
623870808