Le mois saint de ramadan pointe à l’horizon. Il pourrait commencer ce jeudi 23 mars 2023. A 72 heures du jeûne, les consommateurs peinent à remplir les paniers de la ménagère, à cause notamment de la montée en flèche des prix des denrées de première nécessité.
Au marché Madina, le plus grand centre de négoce du pays, où un journaliste du Lerevelateur224.com s’est rendu ce mardi 21 mars 2023, les lieux étaient bondés de monde. Chacun des visiteurs et clients cherchait à s’approvisionner en denrée de première nécessité (Riz, Huile, Sucre, etc.).
Toutefois, cette année encore, le constat révèle que les prix des denrées alimentaires sont chers par endroit. Le prix du riz Bangladesh de 50kg par exemple, auparavant vendu à Trois cent mille de francs guinéens (300 000 GNF) a grimpé pour atteindre trois cent Trente mille (330 000 GNF). Au même moment, un bidon de 20L d’huile d’arachide est passé de Deux Cent mille (200 000 GNF) à Trois Cent mille (300 000 GNF). Pendant ce temps, le Sac de sucre de 50kg qui se négociait à Trois Cent Cinquante mille (350 000 GNF), se vend désormais à près de Quatre Cent mille (400 000 GNF).
Selon quelques clients rencontrés au marché, cette situation est intenable, d’autant plus qu’ils ont plusieurs personnes à nourrir.
‘’Aujourd’hui, tout est cher au marché. Même un petit piment coûte cher. Pour le poisson et le poulet, on en parle même pas. Il faut que l’Etat nous aide’’, déclare une mère de famille, très agacée de cette cherté des prix sur le marché.
Pourtant, un protocole d’accord tripartite a été récemment signé entre le Gouvernement guinéen, la Douane et la chambre du commerce, sur l’uniformisation des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Une initiative qui suscitait beaucoup d’espoirs chez bon nombre de consommateurs.
A. Cissé

