Quelle est la situation des femmes détenues à la prison civile de Kankan ? Comment ont-elles vécu la fête du 08 mars 2023 ? Notre correspondante basée dans la région, a tenté d’en savoir un peu plus, ce jeudi 09 mars 2023, auprès du Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan.
A défaut d’avoir accès à ces femmes détenues, pour vivre avec elles leurs quotidiens, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, a accepté tout de même de nous recevoir dans son bureau, pour évoquer la question des femmes incarcérées dans son établissement pénitentiaire.
Elles sont en tout trois (3) femmes qui sont en conflits avec la loi et détenues à la prison civile de Kankan.
‘’Au jour d’aujourd’hui, il y a trois femmes qui sont détenues à la maison centrale de Kankan. Mais il faut préciser que parmi ces trois femmes, il y a deux qui sont au compte du tribunal de première instance, une au compte du parquet général. Les deux au compte du tribunal de première instance de Kankan, il y a une qui a été condamnée pour escroquerie à 3 ans et la deuxième, c’est une condamnée de Mandiana, elle était poursuivie pour des faits criminels, elle a été également condamnée à 3 ans. Maintenant la troisième, elle se retrouve dans un dossier d’appel, elle aussi est condamnée et la condamnation a été confirmée par la cour d’appel de Kankan’’, a confié Daouda Diomandé.
A la question de savoir si parmi ces femmes détenues à la maison centrale en ce moment, il y en a, qui soit enceinte, nourrice ou mineure, l’empereur des poursuites judiciaires au tribunal de première instance de Kankan a apporté des précisions.
‘’Comme je vous ai dit, il y a trois femmes et aucune de ces trois femmes, n’est en état de famille. Il n’y a aucune mineure parmi ces trois détenues. Donc, ce sont des femmes majeures, elles ne sont ni enceintes, ni nourrices, ni mineures’’, a-t-il rassuré.
Pour ce qui est de leurs conditions de détention, le patron du Tribunal de Première Instance de Kankan a laissé attendre ceci : ‘’ A la maison centrale, il y a une cale spéciale pour les femmes, donc c’est pour vous dire qu’elles ne sont pas mélangées avec les hommes. Et dans cette cale, nous faisons tout pour qu’elles soient dans toutes les conditions, même si ce n’est pas les mêmes conditions que celles qui sont libres. Mais étant en détention, nous veillons sur les qualités de prestations en leur faveur, nous faisons en sorte qu’elles soient vraiment le plus à l’aise que possible dans leurs cales. Nous avons une entreprise qui veille sur leurs restaurations et nous veillons beaucoup sur cette entreprise pour que leurs conditions de restauration soient vraiment meilleurs, raison pour laquelle, chaque semaine, nous passons au moins une fois pour leur demander si les repas qu’on leur donne sont des repas consistants, si elles sont satisfaites et la plupart nous confirme qu’elles sont satisfaites’’, a indiqué Daouda Diomandé, procureur de la République près le TPI de Kankan.
Par ailleurs, il faut retenir aussi qu’en marge de la journée du 08 mars, ces femmes en détention n’ont eu droit à aucune forme de faveur, car selon le patron du parquet : « elles sont en conflit avec la loi ».
Depuis Kankan, Gnama Kaba, pour Lerevelateur224.com
+224 625 245 635
