Le Premier ministre, Dr Bernard Goumou a procédé ce lundi 27 février 2023, à la pose de la première pierre de la construction de la Cité Administrative sur le site directionnel de Koloma, dans la commune de Ratoma. Ce qui provoque la colère du collectif des victimes des déguerpissements de Kaporo rails, Kipé 2 et Dimesse.
Depuis leur déguerpissement sur le domaine, il y a des années, ces victimes n’ont toujours pas été dédommagées. Interrogé ce mardi 28 février 2023, Mamadou Samba Sow, porte-parole dudit collectif, n’a pas manqué d’exprimer sa colère.
‘’Aujourd’hui, nous avons l’impression que nous sommes les oubliés dans cette transition, dans la mesure où, nous avons tapé à toutes les portes. Nous avons contacté des proches du colonel Doumbouya, qui avaient beaucoup fait pour les victimes. C’est le cas de Thierno Mamadou Bah, qui est son conseiller, c’est le cas de notre ami Moussa Moïse Sylla, que nous avons contacté à plusieurs reprises et même le colonel Amara, que nous avons eu au téléphone, qui nous dit continuer avec le volet judiciaire. Et que les autorités ne feront aucune entrave dans ce dossier’’, a-t-il déclaré ce matin, chez nos confrères de FIM FM, dans l’émission ‘’Mirador’’, avant de poursuivre:
‘’Pendant ce temps, le colonel Mamadi Doumbouya s’est permis, sans aucune procédure judiciaire, de restituer les cases de Belle-Vue à la famille du président Sékou Touré. C’est une importante famille, mais c’est une seule famille comparée à plus de 1.200. On se demande est-ce que nous, nous sommes des sous-guinéens par rapport à d’autres ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Le procès du 28 septembre a démarré, le dossier Kaporo rails est dans les oubliettes. Nous interpellons le colonel pour lui dire, que c’est une erreur qui a été commise à la fois par le général Lansana Condé et le président Alpha Condé. Des erreurs qu’il faudrait corriger pendant cette transition’’, a interpellé Mamadou Samba Sow.
Cependant, le collectif des victimes des déguerpissements de Kaporo rails, Kipé 2 et Dimesse, compte se faire entendre devant le palais Mohamed V dans les jours 2 venir.
‘’La seule option qui nous reste, si nous ne sommes pas entendues, c’est de nous mobiliser pour aller devant le palais Mohamed V, pour demander si nous nous ne sommes pas maintenant des guinéens’’, a-t-il annoncé dans la foulée de sa communication.
Ibrahima CAMARA, pour Lerevelateur224.com
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