Les conflits qui opposent les éleveurs à certains villages de la sous-préfecture de Kamsar, relevant de la région administrative de Boké, suscite des craintes dans la localité. Ce mardi 28 février 2023, depuis Kamsar, Tahirou Bah, résident à Kabogossi, une localité située à environ 45 km du chef-lieu, se déplace souvent avec ses bœufs pendant la saison sèche, pour migrer vers les villages environnants. Une manière de trouver un pâturage pour ses troupeaux.
Cette situation plonge ces éleveurs à subir beaucoup de pertes dans les rangs de leurs bœufs.
‘’Nous avons notre village vers kolabouji, environ de 40 à 45 km de kamsar. Vous savez pendant la saison sèche, la brousse devient aride de feuilles mortes. D’où la migration vers les villages kabogossi, katongoron (…) non loin de kamsar. Il y a certains villages qui acceptent les vaches. Par exemple, les villages comme kawassi, Kacoinssi. Et, par compte, certains villages nous attaque, c’est comme le cas de katongoron. Pourtant, il n’ y a pas des champs agricoles et nous suivons les bœufs tranquillement sans dégât. Mais, eux ils disent carrément qu’ils ne veulent pas voir nos vaches dans leur zone. Quand ces citoyens nous voient à la frontière des deux villages, entre Kawassi et katongoron. Il y a des jeunes qui se lèvent, ils prennent nos vaches pour envoyer dans leur zone, pour tuer, découper et manger. Dès fois, ils nous frappent. Ils ont frappé la femme de mon frère qui est couchée à l’hôpital dans son lit de malade. Depuis avant-hier, on a constaté qu’ils ont tué plus de sept (7) vaches et blessés cinq (5) à six (6) bœufs encore. Les gens là viennent en groupe et attaquent nos vaches sur place, avec des machettes, des couteaux. Les autres coupent les pieds, certains la tête. Nous sommes au cinquième jour aujourd’hui de cette frustration. Nous avons remontés des informations au niveau de kamsar, la sous-préfecture de kolabouji, même les autorités de Boké sont au courant mais pas de suite’’, regrette cet éleveur.
Pendant les quatre jours écoulés, les victimes disent avoir essayé d’informer les autorités de Kamsar. C’est par la suite que des gendarmes ont été déployés.
‘’Les villageois là détenaient nos vaches. Nous avons dit aux gendarmes d’aller dire aux gens là de libérer nos vaches. Ils nous disent carrément qu’ils ne vont pas le dire et les vaches n’ont rien détruit. Moi, j’ai perdu plus de 15 vaches comme ça. Mais je vous assure que les vaches n’ont rien détruit’’, a-t-il fustigé.
Zeze Enema Guilavogui, pour Lerevelateur224.com
+224 622 34 45 42
zezeguilavogui661@gmail.com
