Fraîchement rentré au pays après plusieurs jours passés en France, l’ancien chef de file de l’opposition parlementaire s’est prononcé ce lundi 27 février sur la manifestation projetée par les forces vives de la nation le 09 mars prochain dans le Grand Conakry.
Pour Elhadj Mamadou Sylla, cette autre manifestation des forces vives de la nation ne montre pas grand changement. Il considère que les mêmes causes produiront sans doute les mêmes effets.
« Forces Vives, ou quatuor, c’est le même groupe. Parce que tous ceux qui s’opposent à la transition sont les mêmes. Moi-même je faisais partie et j’étais pleinement dedans. Pour moi, c’est la même population qui va sortir, celle qui est sortie le 16 février et aux autres manifestations », lance-t-il.
Parmi les exigences soulevées par les forces vives de la nation, figure l’arrêt des harcèlements judiciaires des acteurs de la société civile et leaders politiques dont certains sont arbitrairement détenus sans jugement depuis de longs mois. A ce sujet, l’ancien parlementaire invite la justice a vite élucider les faits.
« C’est l’emprisonnement des gens qui n’est pas quand-même bon. Personne n’est pour cela. Mais vous savez que partout dans le monde, pour tout problème, on dira que c’est la justice. Et quand la justice parle, personne ne peut la contredire, même si c’est un mauvais jugement. C’est pourquoi j’invite la justice à ne dire que le droit dans ce dossier. La justice doit être juste », estime l’homme politique elhadj Mamadou Sylla.
A chaque manifestation appelée par une quelconque entité sociopolitique, des victimes sont enregistrées, chose que déplore le président de l’UDG, Elhadj Mamadou Sylla
« Ce qui frappe mon esprit à chaque manifestation, c’est de savoir qu’un guinéen est tué. Pour moi, s’en est trop », déplore le richissime homme d’affaires.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224com

