Alors que les fidèles chrétiens catholiques, viennent d’entamer leur carême, en Guinée, précisément dans la Capitale, nous assistons à une flambée des prix des denrées alimentaires et de certains produits de grandes consommations. Du moins, c’est le constat fait ce dimanche 26 février 2023, par un journaliste du site Lerevelateur224.com, dans certaines boutiques de la haute banlieue.
A Ratoma, tout comme dans d’autres communes de Conakry, tenez-vous bien, un œuf est vendu depuis quelques jours à jusqu’à 3.000 francs guinéens, par certains et 2.500 par d’autres. Une hausse de 500 à 1000 francs, puisque l’œuf n’était vendu qu’à 2.000.
Approché, un boutiquier, qui s’est confié dans l’anonymat, tente de se défendre.
‘’Ce n’est pas de notre faute. Imaginez, actuellement, l’alvéole d’œufs qui coûtait avant à 30.000 gnf, est aujourd’hui à 60.000 ou 65.000 gnf. A combien voulez-vous qu’on revende un œuf ? Nous n’avons pas d’autres possibilités. Sinon nous allons perdre’’, glisse notre interlocuteur.
Un autre, visiblement très agacé, menace d’arrêter de vendre des œufs. Parce que tout simplement, les clients pensent qu’il le fait de façon spéculative.
‘’Moi je n’en peux plus. Si ça continue comme ça, je ne vais plus vendre des œufs. Parce que certains clients pensent que nous faisons exprès. Or, ce n’est pas de notre faute nous aussi. Si les prix ont changé chez les fournisseurs, nous les détaillants, nous ne pouvons qu’augmenter à notre niveau, au risque de perdre notre investissement’’, argue Amadou, trouvé dans son petit conteneur.
Djouma Barry est client. Pour lui, c’est l’Etat qui ne joue pas pleinement son rôle.
‘’Moi j’impute la responsabilité à l’Etat guinéen. Le Gouvernement ne fait que des annonces. En vérité, il ne contrôle pas les prix sur le marché. Chacun fait ce qu’il veut. Et c’est nous la population qui en faisons les frais. C’est vraiment triste. Un œuf à ce prix, et on nous dit qu’on va atteindre l’autosuffisance alimentaire. On va atteindre ça comment alors que même un œuf est devenu cher dans notre pays ? C’est vraiment dommage pour la Guinée’’, fustige-t-il.
Qu’est-ce qui serait donc à l’origine de cette hausse du prix des œufs sur le marché ? Boule de neige pour l’instant !
Toutefois, rappelons qu’en marge du dernier conseil des ministres, tenu jeudi dernier, au Palais Mohamed V, le président de la transition a donné des instructions fermes au Premier ministre et au ministre du Commerce, afin de stabiliser les prix des denrées de première nécessité, en cette période de pénitence pour les chrétiens et le Ramadan pour les musulmans, qui va débuter dans quelques semaines.
Madiou BAH
