Les avocats français du front national pour la défense de la constitution (FNDC), n’entend pas rester bras croisés face aux tueries des militants pro-démocraties en Guinée, sous la junte militaire au pouvoir. Ils l’ont fait savoir ce vendredi 17 Février 2023, à travers un communiqué.
Me William Bourdon et Me Vincent BRENGARTH, du cabinet Bourdon et associés, ont d’abord annoncé avoir procédé au dépôt, le 9 février dernier, d’une plainte devant le Procureur Général Près la cour d’appel de Conakry, des chefs de violences volontaires ; meurtres ; association de malfaiteurs ; accomplissement arbitraire d’un acte attentatoire à la liberté individuelle concernant les exactions commises par la junte militaire dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya.
‘’Cette plainte fait suite aux violations graves des droits de l’Homme, notamment des homicides par les forces de l’ordre des manifestants, la restriction drastique de l’espace civique et politique, l’interdiction illégale du droit de manifester et d’association, mais aussi, l’exercice des libertés individuelles et collectives conformément aux articles 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 21 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, 11 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, 34 et 8, alinéa 2 de la Charte de la transition Guinéenne’’, ont déclaré les conseils du mouvement citoyen dissout par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation.
Le FNDC et ses conseils ont largement documenté les graves violations des droits humains, à l’œuvre en Guinée depuis plusieurs mois, confirmés par un ensemble de grandes organisations non-gouvernementales.
‘’Personne n’est non plus dupe du principe qui consiste à interdire les manifestations pour ensuite reprocher l’usage disproportionné de la force aux organisateurs de ces mêmes manifestations pacifiques. Cela suffit’’, lit-on dans ce communiqué parvenu à notre rédaction.
Le 16 février 2023, rappellent les avocats du FNDC, deux morts sont encore intervenus dans le cadre de la répression de la manifestation, suite à une réquisition de l’armée par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation des unités d’élites de l’armée Guinéenne (BATA et le GIR). 58 personnes blessées dont certaines atteintes par balles, 47 arrestations dont des citoyens à leurs domiciles, ont été enregistrés.
‘’Les soussignés entendent plus que jamais poursuivre les initiatives judiciaires dans les prochains jours, afin que tous ceux qui participent aux violences contre les militants pro-démocratie aient à rendre des comptes quelles que soient les responsabilités qu’ils occupent’’, menacent Me William Bourdon et Me Vincent BRENGARTH, qui précisent que ‘’la justice finira par triompher.’’
Madiou BAH.
