C’est un message fort et direct que Aliou Bah président du Model a envoyé au CNRD et au Porte-parole du Gouvernement qui ont fermé la porte à toute volonté de délocalisation du dialogue inter-guinéen.
Dans l’émission » Mirador » de ce mercredi, le leader du MoDeL a répondu au porte-parole du Gouvernement qui a recemment déclaré que le dialogue est “derrière nous”.
“C’est regrettable parce, que ces propos et cette position sont tentés d’arrogance et de suffisance. Même un régime élu, fait très attention à la manière d’aborder des questions d’intérêt général. Dans certains pays, quand le pays est en difficulté, le président ou les autorités décident de parler avec tout le monde avec la même attention, la même écoute parce que c’est un pays qui appartient à tous. On n’est pas forcément obligé de dire qu’on se mettra au tour de la avec ceux qui sont d’accord avec ce que nous faisons.
On ne gère pas un pays avec de la suffisance. On ne gère pas un pays avec de l’arrogance. Même si vous êtes élus, ce n’est pas de cette façon vous devez vous comporter encore moins vous n’êtes pas élus. Une transition militaire, elle n’est pas issue de la volonté de la population, elle n’est pas le choix des gens”, a-t-il fait savoir à Ousmane Gaoual Diallo, Porte-parole du Gouvernement.
Selon le président du MoDeL, y a un certain nombre d’erreurs qui ont été commises sous la transition dirigé par Mamadi Doumbouya.
“La première y a une fixation sur les personnes des leaders politiques alors qu’on ne se rend pas compte que derrière chaque leader politique y a une frange de la population qui s’y trouve. On peut vouloir éliminer Cellou Dalein, on peut vouloir éliminer Sidya Touré, on peut vouloir éliminer Aliou Bah mais après on peut pas éliminer ces populations. On ne peut pas les éliminer, elles, elles ne se reconnaissent pas dans ce qui se fait et là ça va créer un problème. Parce que ceux là, ils auront un mot à dire, parce que c’est de la démocratie qu’il s’agit.
La deuxième erreur, continuer de mettre les gens en prison, sous contrôle judiciaire, du deux poids deux mesures. Nous avons des crimes pour lesquels nous avons constitué des dossiers depuis l’ancien régime et se sont ces crimes et l’instrumentation de la justice qui a justifié le coup d’État du 5 septembre 2021. Au lieu de traquer ces crimes, au lieu de rendre justice c’est des paisibles personnes qu’on prend aujourd’hui pour des criminels. On ne peut pas me convaincre que Sékou Koundouno est un criminel. On ne peut pas me convaincre que Ibrahima Diallo est un criminel, que Foniké, que Billo que Djanii Alfa sont des criminels”, déclare-t-il.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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