C’est une alerte que lance l’UFDG face au jeu très dangereux auquel se livre des responsables du FNDT dans la perspective de mise en place des délégations Spéciales.
A en croire aux révélations d’un site de la place, les sièges dans les futures délégations spéciales s’obtiennent non seulement par une adhésion au Front National pour la Défense de la Transition (FNDT) mais aussi par l’achat de la carte de membre dont le prix varie en fonction du siège à pourvoir.
Face à ces révélations, le débat s’est invité à l’AG de l’UFDG de ce samedi 28 janvier.
C’est Cellou Baldé, le coordinateur des Fédérations de l’Intérieur qui a attiré l’attention des autorités de la transition mais aussi de l’opinion nationale de ces pratiques du FNDT qu’il trouve extrêmement dangereuses.
“Ce sont des gens au nom du FNDT qui sonnent les districts, les secteurs et les communes de l’intérieur du pays notamment du côté de Tougué avec des cartes de membre pour manipuler et intoxiquer l’opinion pour disent-ils, vendre leurs cartes au prix que les gens soient nommés dans les futures délégations spéciales, annoncées de façon illégale par le ministère de l’Administration du Territoire de la Décentralisation”, révèle Cellou Baldé avant d’approfondir ces explications.
“Il y a un certain Saliou Baillo Doumbouya qui sionne les coins et recoins de Tougué. Il est en train de faire la promotion du FNDT mais en même temps, il propose des cartes de 50.000 francs guinéens pour être conseiller de secteur. De 100.000 francs guinéens pour être conseiller de district et de 500.000 francs guinéens pour être président de district. Ce qui est extrêmement grave et dangereux”, regrette-t-il.
Des pratiques qui n’honorent pas mais qui pourraient également conduire à une instabilité dans ces localités soutien Cellou Baldé.
“D’autant plus que pour nous, le FNDT n’est ni moins ni plus qu’un mouvement de soutien ce n’est pas une structure de l’administration du territoire, ce n’est pas un service déconcentré de l’État. Donc vouloir fermer les yeux sur ces pratiques c’est de cautionner l’illégalité, c’est de cautionner des affrontements dans ces zones. C’est ce que nous ne souhaitons pas. Il est temps que les autorités de la transition interpelle ceux qui sont en train de gérer le FNDT qu’ils soient traduits devant les juridictions de nos pays pour qu’ils puissent s’expliquer”, déclare le coordinateur des fédérations de l’UFDG de l’intérieur.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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