A Mandiana, ce samedi 28 janvier, dixième étape de la tournée de prise de contact avec la population sur le bien-fondé de la justice en cette période transitoire, Charles Wright avec sa délégation a été accueilli par les sages de la ville au domicile du Sotikèmo (Sage) Elhadj Toumany Diallo.
Une occasion pour les sages de la contrée de plaider auprès du ministre de la Justice pour la construction d’une prison civile.
Aux dires de ces derniers, la préoccupation majeure de la ville est cette maison d’arrêt.
« Tous les problèmes que nous avons ici à Mandiana, c’est nous-mêmes qui les créerons car toutes les plaintes liées aux problèmes domaniaux, c’est nous qui les créeront et nous ne parvenons pas à les résoudre c’est pourquoi nous partons vers la justice. Sinon, la justice quant à elle, ne nous fait pas de tort. Ici à Mandiana, ce que nous sollicitons plus que tout, c’est le problème d’une prison civile », a formulé le porte-parole des sages avant de poursuivre :
« Et s’il n’y a pas de prison dans une localité, ceux qui se battent ou qui font des troubles dans la ville ne vont jamais cesser les activités. Cela fait que même si on prend un individu (malfrat) en conflit avec la loi ici et qu’on l’amène à Kankan pour l’incarcérer, là-bas, qu’il meurt ou qu’il soit relâché, personne ne pourra être édifiée parce que tout simplement, chez nous ici à Mandiana, on n’a pas de prison. Donc tout se passe à Kankan, nous on est au courant de rien. Si c’est vous qui êtes aujourd’hui le responsable de toutes les prisons civiles en Guinée, les sages sollicitent auprès de vous, que Mandiana ait sa prison civile. Nous sommes responsables de nos problèmes à Mandiana mais tout ça, c’est par manque de prison civile. Nous sommes responsables de notre problème ici à Mandiana parce qu’on n’a pas notre prison civile. Vous (Ministre de la Justice, ndlr) vous ne quittez pas ici, on veut que vous aidiez la justice à avoir un moyen de déplacement. Celui qui est en conflit avec loi, qu’on le prenne dans ce véhicule pour la prison », a déclaré ce porte-parole.
Pour sa part, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a promis de remonter le problème à qui de droit.
Mais il a signifié que Mandiana a toujours été utilisé pour des fins politiques et en retour, cette ville ne s’est retrouvée avec rien dans le cadre du développement local.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
