En visite dans l’après-midi de ce mercredi 18 janvier 2023 à la prison civile de la ville de Faranah, Alphonse Charles Wright et sa délégation ont été surpris de constater que les agents chargés de veiller au bon déroulement de cette maison carcérale se livrent à des pratiques qui n’honorent pas une administration pénitentiaire.
Le régisseur de cette prison ferait payer aux famille des détenus pour les cas de visites à leurs proches.
Un fait qui n’est pourtant pas autorisé mais plutôt un droit pour le détenu, quel que soit le crime qu’il a commis.
En plus de cet acte mis à la charge du régisseur, les registres et certains documents administratifs n’ont pas été retrouvés. D’autres n’ont jamais existé par contre dans cette prison. Des faits qui ont provoqué l’ire du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.
« Je suis révolté, sidéré. Depuis 1958 personne n’a pensé à la réglementation des établissements pénitentiaires nonobstant l’existence d’un décret, qui détermine l’organisation et le fonctionnement. Les régisseurs qui sont là ne sont même pas formés. Il n’y a pas de dossier individuel pour chaque détenu. Comme je l’ai dit, ça ça va être corrigé et si ce n’est pas fait d’ici demain, le régisseur sera poursuivi pour détention arbitraire. Les citoyens qui sont là, ne sont pas des oubliés de la République. Ils sont en conflit avec la loi mais il est important que leurs droits soient respectés. Je ne viens pas ici pour dénoncer seulement mais il faut corriger ».
Alphonse Charles Wright a promis de ne pas quitter cette ville tant que les manquements constatés dans cette prison ne sont pas corrigés, dans l’intérêt du respect des droits des détenus.
Moussa Rama, depuis Faranah pour Lerevelateur224.com
