Invité de l’émission » Le Supplément » de ce lundi, 09 janvier 2023, Pépé Francis Haba, président de l’UGDD a engagé une salve de critiques contre la façon de faire des autorités de la transition, suite à l’interpellation de quelques acteurs sociaux et politiques pendant des réunions jugées ordinaires.
Selon le vice-président de l’ANAD, l’intention des actuels maitres du pays, c’est de faire taire toutes les voix discordantes pour se maintenir au pouvoir.
“Aujourd’hui, le constat est clair. Le CNRD depuis qu’ils ont pris le pouvoir, ils ont élaboré plusieurs stratégies pour se maintenir au pouvoir au détriment du peuple de Guinée. Et pour rester aussi longtemps que possible, donc toutes les voix discordantes, toute personne qui se met à critiquer ou à faire des réunions pour essayer de tout faire pour que les populations à la base comprennent que l’action du CNRD n’est pas en leur faveur, ils font tout pour convoquer la personne et la mettre en prison ou l’empêcher de parler. C’est pourquoi, tous les leaders d’opinion et politique sont aujourd’hui en prison sans preuve et d’autres sont mis sous contrôle judiciaire. Il y a aussi l’instrumentation des forces de défense et de sécurité pour semer la terreur, la peur », réagit monsieur Haba, avant d’évoquer le cas d’Abdourahamane Sanoh qui sera entendu ce lundi pour participation délictueuse à une réunion.
» Monsieur Abdourahame Sanoh, c’est quelqu’un qui est un pro démocrate convaincu. Quelqu’un qui a participé à l’émancipation de la démocratie et au développement sociopolitique de notre pays. S’il ne peut pas recevoir de médaille d’honneur, je pense qu’on devrait tout simplement lui coller la paix pour qu’il puisse vivre avec sa famille. Mais convoquer Abdourahame Sanoh, je pense que ça répond tout simplement à cette stratégie macabre pour essayer d’éloigner toutes les voix discordantes », laisse entendre Pépé Francis Haba avant de poursuivre:
» Mr Abdourahame Sanoh c’est un leader d’opinion, il est connu. Il a dirigé le FNDC, si il arrivait à être condamné et que cette condamnation ne soit pas fondée sur des preuves palpables, naturellement nous allons continuer à dénoncer et je sais que Abdourahame Sanoh est affilié à plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Je pense que s’il est condamné à tort en ce moment, c’est les autorités qui auraient tiré notre démocratie vers le bas ».
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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