Malgré les efforts des autorités dans la lutte contre la consommation abusive de la drogue notamment celle dénommée kush, le nombre des victimes continue à augmenter dans les quartiers de Conakry chaque jour qui passe. Le dernier cas remonte ce samedi, 31 décembre 2022.
Interrogé ce mardi 03 janvier par nos confrères de fim fm, le Directeur Général de l’Institut Itinérant de Formation et de Prévention Intégrée contre la drogue et autres conduites addictives exprime une inquiétude, tout en parlant de la composition de la Kush.
« Le bilan est très grave, parce qu’ en 2022, nous avons eu 10 cas de morts au total. Et nous avons fait une étude statistique sur la répartition des tranches d’âge. Nous avons aujourd’hui des mineurs qui consomment cette drogue. La Kush est un problème de santé publique et d’urgence. Cette drogue est composée essentiellement de cannabis et d’autres produits chimiques comme l’acétone. Comme vous le savez, l’acétone est composé de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. C’est la raison qui fait que quand on consomme cette drogue Kush, on perd plus d’oxygène, on absorbe du gaz carbonique », explique Dr Thierno Bah avant de poursuivre:
« La drogue Kush est fabriquée localement parce que l’acétone dont on parle, on le rencontre quotidiennement chez nous. Par exemple, l’une des composantes de la colle que les cordonniers utilisent pour fabriquer les chaussures, il y a l’acétone dessus », a indiqué cet expert en politique de drogue.
« La plupart des jeunes qui consomment la drogue Kush sont des jeunes abandonnés dans les débarcadères, ils y vivent. Ils ne sont pas au courant en réalité de ce qui se passe hors de ces débarcadères et quartiers environnants. Ils sont en chômage, ils font des activités qui leur permettent de consommer les stupéfiants », soutient Dr Thierno Bah.
Pour pouvoir faire face à ce phénomène qui continue à faire des victimes, des stratégies sont envisagées, fait-il savoir.
« Nous avons réalisé des études, on a même appelé l’ONUDC en Guinée pour qu’on puisse mettre en place des stratégies de prise en charge, mettre une cartographie des établissements de prise en charge dans notre pays pour pouvoir faire face à cette drogue », indique Dr Thierno Bah.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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