Le Haut-Commissariat des Nations Unis aux Droits de l’Homme a commémoré les 75 ans de l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’Homme ce mercredi, 10 décembre 2022 Conakry. C’est l’enceinte de la Mairie de la commune de Matoto qui a servi de cadre à cette cérémonie, qui a pour thème cette année »Dignité, liberté et justice pour tous ».
Le document adopté par les nations Unis en 1948 est d’une portée historique inégalée, à en croire Ibrahima Sacko, chargé des programmes et de protection des droits de l’Homme au Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme en Guinée.
«C’est le premier document à portée universelle qui reconnaît l’ensemble des droits à l’ensemble des éléments de la famille humaine. L’article 1er dit que tous les êtres humains naissent libres, égaux en droit et en dignité. Donc, c’est la première fois qu’un document d’une portée universelle proclame l’ensemble des droits pour chaque membre de la famille humaine », a précisé le représentant du Haut-commissaire des nations Unis aux droits de l’Homme, Patrice Vahard avant de lancer un message aux autorités et a tout un chacun.
» La question des droits de l’homme est pour tout le monde. Aujourd’hui, vous avez du constaté que nous avons fait appel à tout le monde, nos mamans, nos frères et sœurs. Et appeler tout le monde afin que tout le monde puisse comprenne la portée de ce qu’on appelle les droits de l’Homme parce que ce sont des droits qui sont inhérents aux droits humains », soutien Ibrahima Sacko.

Pour sa part le maire de la commune de Matoto, Mamadouba Toss Camara a souligné qu’il était de son devoir de faire adhérer toute la population de sa juridiction à cette idéologie de la déclaration Universelle des droits de l’Homme.
« Qui parle de dignité, parle de la personnalité humaine. Qui parle de la liberté, parle du respect des droits et des lois en République de Guinée. Et vous le savez, depuis que le Colonel Mamadi Doumbouya a pris les rênes de la Guinée, il en fait aujourd’hui sa priorité, la justice comme boussole. Et le Garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’Homme est une personnalité qui n’est pas à montrer aux Guinéens. C’est une personne teintée de loyauté et du respect de la loi. Donc, c’est un honneur pour moi en ce jour solennel que ma commune soit retenue pour venir célébrer cette activité. Donc, je m’engage auprès des nouvelles autorités, auprès de ma population pour qu’on comprenne qu’est-ce qu’un droit de l’Homme ? Et quels sont les respects éthiques et déontologiques qu’il faut afin que les droits soient une réalité dans notre pays ».

Elhadj Mamadou Soumah, président du conseil de quartier de Gbèssia Cité 3, pense que parler des Droits de l’Homme, c’est aussi parler du droit du peuple. Parce que pour lui, tout droit doit être respecté notamment le droit humain.
» Dans mon quartier, je suis en train de maintenir la paix et la quiétude, c’est toujours faire de la sensibilisation avec la jeunesse », a-t-il dit.

Il faut rappeler que la déclaration universelle des droits de l’Homme est traduite dans plus de 500 langues différentes. Et aujourd’hui, elle continue d’être, pour chacun d’entre nous, une source d’inspiration pour promouvoir l’exercice universel des droits de l’homme.
Moussa Rama, Pour Lerevelateur224.com

