Le président du Parti de l’Espoir et du Développement National (PEDN) s’est prononcé en marge de la plénière du cadre de dialogue inter-guinéen qui s’est ouverte ce lundi à Conakry sur la demande de l’organisation ouest-africaine concernant l’inclusivité du dialogue.
L’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté pense que ce n’est pas une question de méthode qui aboutira à la réussite d’un dialogue, mais plutôt le caractère humain.
“Le dialogue, on en a eu ici pendant des années et pourquoi les résultats ont été piteux? En tirant les leçons de tout ceci et, ce n’est pas une question seulement de méthodologie. Le caractère de l’homme est au milieu de tout. Si on veut que ce pays-là change et il faut qu’il change, alors posons les questions très simplement. D’ailleurs, l’inclusivité a ses limites.
D’abord, quand on est dans la même salle politique (Société civile, syndicat, religieux, doyens ou sages des villages), l’inclusivité n’est pas bien refaite. Que les politiques s’occupent de la politiques, que les syndicalistes s’occupent des questions syndicales etc. Et après, une fois que ces groupes thématiques, ces résultats sont obtenus et tous ensemble, ils rendent, le consensus sera plus facile”, a-t-il expliqué.
Pour l’ancien Premier ministre guinéen, il s’agit:
“De l’avenir de la Guinée. Ce n’est plus un avenir de quelques mois, de quelques semaines ou de quelques jours. Il s’agit d’un avenir qui doit nous accompagner pour que ce pays soit normal. On n’est pas un pays normal pour l’instant. Il faut que la Guinée se normalise et pour que cela soit, il faut que tous ceux dont on parle ici soient respectés et que ça sonne le glas à toute transition, militaire ou civile, à toutes les violations de nos lois et que le pays marche. Je fonde l’espoir car l’espoir, c’est le nom de mon parti. Je ne perds jamais espoir”, a soutenu le président du parti de l’Espoir et du Développement National (PEDN).
A rappeler qu’au cours du lancement de cette plénière du cadre de dialogue, plusieurs coalitions politiques et faitières de la société civile ont décidé de suspendre leur participation. Ce qui risque de freiner l’évolution dudit cadre.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
