A l’occasion du 62ème sommet de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenu à Abuja au Nigeria, les chefs d’État et de Gouvernements réunis à ce sommet ont demandé aux autorités de la transition guinéenne, d’organiser un dialogue inclusif et consensuel. Faute de quoi, l’Institution ouest-africaine compte envisager l’organisation d’un dialogue inter-guinéen dans un pays membre.
Invité de l’émission Mirador ce lundi 05 décembre 2022, Abdoul Sacko, Coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée estime que ce sera la faute du CNRD si la CEDEAO délocalisait le dialogue inter-guinéen:
“Il y a une sorte de nationalisme qui prend le dessus, ce n’est pas normal aujourd’hui. Au lieu de se gêner de la délocalisation du dialogue dans un autre pays, on devrait se gêner du fait que pendant 14 mois d’ailleurs, une des première dans la sous-région, qu’une transition n’a pas sa trajectoire. Les autorités devraient se gêner aujourd’hui parce qu’ils ont manqué de leadership. Je pense qu’à ce niveau, s’il y a une délocalisation, on ne peut s’en prendre qu’à nous même parce que la CEDEAO a compris qu’il y a des problèmes, parce que la CEDEAO a compris que le CNRD joue avec le temps, parce que la CEDEAO a compris que le CNRD ne prend pas en compte la question d’inclusivité. L’objectif recherché par le dialogue n’est pas là, mais plutôt la préoccupation du CNRD est ailleurs, c’est comment gagner le maximum de temps possible pour avoir des privilèges du pouvoir. Comment gagner des gens qui les sont favorables à l’issue de la transition. Peut-être que c’est ce que la CEDEAO a compris”, a-t-il réagi.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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