Le 62ème sommet des chefs d’État s’est tenu ce dimanche, 4 décembre 2022, à Abuja où la situation en Guinée, au Mali et au Burkina Fasso a été largement abordée. Pour le cas de la Guinée, il a été question de parler du dialogue en cours, créé par la Junte mais boycotté par les plus grands partis politiques du pays. Par rapport à ce dialogue, les chefs d’État de la CEDEAO ont demandé un dialogue à Conakry, à défaut ils proposent d’accueillir la rencontre dans une autre capitale de la sous région. Une décision qui prête déjà à débat.
Intervenant chez nos confrères de fim fm ce lundi 5 décembre 2022, Rafiou Sow président du parti PRP a laissé entendre:
“Notre première option, c’est que le dialogue se fasse ici devant le peuple de Guinée tout en accédant à nos préalables. Mais, si nous ne pouvons avoir confiance l’un à l’autre c’est pas mauvais qu’on aille chez nos voisins”, a dit ce membre de l’ANAD, qui donne quelques raisons pour lesquelles il serait nécessaire de délocaliser le dialogue dans une capitale de la sous-région.
“Notre première inquiétude c’était quoi ? Du moment que le CNRD et son gouvernement sont parties prenantes, qu’il y ait un arbitre indépendant. Ça, en délocalisant si la junte n’accepte pas que Yayi Boni dirige ce dialogue ici c’est la première raison. La seconde c’est quoi ? Nous avons des représentants importants. Par exemple, l’ANAD a son président harcelé judiciairement qui ne peut pas venir pour l’instant sans des garanties. Si on ne peut pas obtenir ces garanties, c’est une seconde raison qu’on délocalise. La troisième, il faudrait que les discussions soient supervisées et elles soient sincères pour ne pas qu’il y ait une influence locale parce qu’à tout moment, le pouvoir peut manipuler”, a dit Rafiou Sow.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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