Donné pour » malade » par certaines personnes sur les réseaux sociaux et sur quelques sites d’informations, le ministre de la Justice Alphonse Charles Wright a apporté un démenti catégorique sur son état de santé.
Certes qu’il doit effectuer un voyage ce dimanche sur l’Espagne pour un bilan de santé, l’ancien Procureur Général Près la Cour d’Appel de Conakry a ironiquement répondu à ces « allégations » sur ton état de santé qui serait » très grave ». Venu encourager et féliciter les gardes pénitentiaires ce dimanche à la maison centrale de Conakry pour leur avancement en grade, l’homme ne s’est pas gêné de s’exprimer en ces termes:
“Ce qui fait la beauté de notre pays, c’est qu’il ya des gens dont les intérêts sont touchés. Qui pensent que la seule méthode déloyale pour saper le moral de ceux qui s’inscrivent dans la ligne droite des réformes en distillant dans la presse et sur les réseaux sociaux, les informations de nature à s’inviter dans la vie privée… Vous savez quand on dit à quelqu’un qu’il est gravement malade, qu’il est entre la vie et la mort, moi, les gens me disaient ça je riais. Nous connaissons ce pays, cela ne doit jamais nous distraire par rapport à nos objectifs. Si vous (journalistes ndlr) n’avez pas en parler, moi, je n’allais jamais en parler ici. Parceque pour moi, c’est un non événement” a-t-il balayé d’un revers de main ces allégations qu’il juge non fondées avant d’ajouter:
“Les gens m’appellent de partout pour me dire qu’on doit vous évacuer… Je suis ministre de la République quand-même, de surcroît je suis un être humain comme tous les autres. Depuis que j’ai commencé mon travail, que ça soit juge d’instruction, président du tribunal ou procureur général, je n’ai jamais eu un temps de repos. J’ai toujours continué à me battre pour servir cette nation. J’ai demandé la permission à M. le Président de la transition qu’il me soit permis aussi de faire mon bilan de santé comme tous les autres. J’en ai déjà fait au niveau de l’hôpital ici. Dire encore une fois davantage pour me permettre d’aller plus dans la spécialisation pour me permettre à faire mon travail comme je l’ai toujours fait. Ce courrier, je ne sais pas comment il s’est retrouvé sur la place publique. Mais vous savez ces dernières heures, l’injonctions qui ont été faites à toucher presque toute l’administration centrale. Mais laissez-moi vous dire que le vendredi à venir, ce qui va suivre va être plus que ce qui a été fait. Et ces réformes là, ni plus, ni moins ne sont dirigées contre quelqu’un. Ces sont des réformes qui obéissent à un seul principe, c’est le principe de la moralisation de la vie publique . Donc, qu’on ne nous distrait pas. Si c’est ça la méthode, dites à ces personnes que ma vie , comme je l’ai dit hier appartient à Dieu comme celle de tout le monde d’ailleurs. Peut être le jour que je vais sentir que je suis « gravement » malade comme ils le disent, peut être que je dirais au président de la transition que je ne peux plus tenir. Mais tous les jours, ma motivation est a 100° c’est clair ! Ceux qui pensent que… Et d’autres disent qu’on l’a (Lui ndlr) cogné hein! Il a touché des gens qu’il ne devait pas toucher. Tant que vous saurez présumés responsables d’un fait délictuel criminel, la loi s’appliquera dans toute sa rigueur et quelque soit la personne. Ce voyage là, ce n’est pas parce-que les gens parlé que je ne vais pas voyager”, a précisé Alphonse Charles Wright.
A noter que le ministre de la Justice et des Droits de l’homme quittera Conakry ce soir pour Madrid la capitale espagnole pour un séjour de contrôle médical d’une semaine.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
