Malgré la présence des contrôleurs du ministère de l’Environnement et du Développement Durable au niveau des points d’entrée, le bois circule en Guinée sans document, apprend-on. Selon notre source, ces pratiques se font au niveau de plusieurs débarcadères de Conakry. C’est le cas du port de Boussoura, dans la commune de Matam qui sert de canal pour beaucoup d’acteurs du secteur bois.

Selon notre informateur qui a préféré garder l’anonymat, chaque jour que Dieu fait, les bois transitent par le port de Boussoura en provenance de la Sierra Leonne. Ce, sans aucun document.
“Au port de Boussoura, y a des bois qui viennent dans les barques en provenance de la Sierra Leonne. Dans la nuit du vendredi, 28 à samedi 29 octobre 2022, il y a eu 5 barques qui sont venues de la Sierra Leone et qui sont actuellement au port de Boussoura. Des bois qui viennent sans aucun document. C’est le ministère de l’Environnement et du Développement Durable, même qui est en train de favoriser cette clandestinité. Le bois entre en grande quantité chaque barque peut prendre environ 2500 planches. Ce qui se fait au vu et au su des contrôleurs qui sont au port de Boussoura”, indique-t-il, qui dit ne pas comprendre le fait que le bois soit débarqué au port de Boussoura sans aucun document alors que les autorités sont informées.
» Au port de Boussoura, y a des contrôleurs de l’office guinéen du bois, les contrôleurs de la brigade verte qui sont là-bas au nom du ministère de l’Environnement et du Développement Durable.

Mais malheureusement, le bois rentre tous les jours et sans aucun document. L’importation du bois n’est pas interdite mais quand vous devez importer, vous devez prendre obligatoirement une déclaration d’exploitation, un certificat d’origine, des certificats phytosanitaires, des quittances de service douanières du pays d’origine « .
Pour voir clair dans cette affaire, notre reporter a fait un tour au port de Boussoura pour constater les faits. Sur place, il a effectivement constaté le débarquement des planches dans certaines barques et des chargement dans d’autres. Face à cette réalité, notre reporter a joint le colonel Kader Bangoura, commandant de la gendarmerie environnementale et coordinateur national des postes de contrôle des produits forestiers, ligneux et non ligneux du ministère l’Environnement, qui nous a fait savoir que le bois ne relève pas de sa compétence, tout en nous renvoyant vers la direction de l’office guinéen du bois. Ce qui a poussé notre reporter à joindre également Mohamed Condé, directeur adjoint de cet office qui a laissé entendre qu’il n’est au courant de rien.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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