Après un moment de pause, l’Union des Forces Républicaines a repris son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 29 octobre 2022 à Matam. Prenant part de ce rendez-vous, Ousmane Tolo Bangoura, responsable de la jeunesse de l’UFR s’est exprimé sur l’incarcération et la mise sous contrôle judiciaire de plusieurs leaders politiques et de la société civile, notamment le secrétaire exécutif du parti, Saïkou Yaya Barry qui vient d’être évacué à Tunis pour des raisons médicales.
Selon lui: « les gens pensent qu’en arrêtant Saïkou Yaya qu’ils peuvent freiner le fonctionnement de l’UFR. Je vais dire à ces gens-là qui l’ont arrêté qu’il y a mille Saïkou Yaya au sein de l’UFR. En arrêtant Saïkou Yaya, qu’ils ne peuvent pas nous faire taire, ils ne peuvent pas nous museler. Nous allons parler, nous allons critiquer. Nous allons sensibiliser, nous allons apporter des propositions comme ça a été dit au niveau de la charte des partis politiques, c’est ça notre rôle. Nous allons éduquer nos militants, mais il est de notre devoir de critiquer les tares de l’État», a t-il indiqué avant de poursuivre:
«Aujourd’hui, on veut museler tout le monde. Au niveau de la classe politique, on est en train d’arrêter par-ci par-là. Au niveau des organisations de la société civile, on est en train d’arrêter des gens, au niveau de la presse, on est en train de sanctionner des journalistes. Même les imams, on est en train de sanctionner les imams parce qu’ils parlent, mais où on va? La première déclaration du président de la transition, il nous a dit qu’il ne faut pas qu’on fasse les erreurs du passé. Et ce sont ces erreurs du passé qui se passent maintenant là. Il faut qu’on essaye de changer la situation. Tu ne peux pas prendre le pouvoir, aller réveiller le président qui était là pour lui dire ce que tu es en train de faire, ce n’est pas bon. Et vous-même étant président d’aujourd’hui, vous répétez la chose et vous voulez que les gens se taisent là-dessus? Jamais, ça ne se passera comme ça, on va parler. On va dénoncer, on va critiquer, on ne va jamais accepter cela(…) Le pouvoir qu’on est ent rain de suivre aujourd’hui, c’est un pouvoir Zapata ( musique de Lil Sancko).Les Zapata, c’est quand ça prend ici, on met par-là. On prend par-ci, on met par là, on ne bouge pas, on va nulle part. C’est ça la vérité, ça fait un an, rien ne se passe. On ne fait que troubler le trou, un pouvoir Zapata», a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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