A l’occasion de la conférence sur le bilan de ses 100 jours, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a profité de l’occasion pour parler des injonctions qu’il donne souvent au Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry. Des injonctions que beaucoup critiquent en estimant que le Garde des Sceaux outrepasse ses prérogatives.
Répondant à ses détracteurs, Alphonse Charles Wright déclare :
“On dit que le ministre de la Justice donne beaucoup d’injonctions aux procureurs et finalement à quoi servent ces injonctions? Aujourd’hui à travers ces injonctions là, sur douze (12) injonctions, aujourd’hui plus de sept (07) ont abouti à des indices concordantes qu’il y a eu des cas de corruption et de détournement et ont permis de traduire les personnes concernées soit devant la CRIEF, soit devant les tribunaux de droit commun. Récemment vous avez suivi le cas de Guilao, c’est nous qui avons donné des instructions autour de ça et il y a d’autres dossiers, …”, s’est-il défendu.
Plus loin, Alphonse Charles Wright promet de ne laisser aucune parcelle de ses prérogatives sans l’utiliser comme ça se doit :
“Aujourd’hui, la lutte contre la corruption a fait en sorte que le ministre de la Justice se fait passer pour le Procureur, souvent les gens le disent. Mais c’est mal connaître parce que dans notre pays, les gens n’ont jamais exercé leurs prérogatives, c’est-à-dire que c’est nouveau de voir qu’un ministre de la Justice engage des poursuites et pourtant d’autres sont passés, ils l’ont pas fait. Je ne laisserais aucune parcelle de mon pouvoir sans l’utiliser. Je dis encore à tout le monde, que ça soit avec ce gouvernement, que ça soit le cas des dossiers passés, si le ministère de la Justice est informé d’un cas de corruption, on réagira conformément à la loi. Aujourd’hui, c’est notre crédo, on ne saura exempter de cela pour quelques raisons que ce soient”, a-t-il déclaré.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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