La session d’ouverture du cadre de dialogue instituée par le Président de la transition prévue pour ce jeudi, 20 octobre 2022 n’aura finalement pas lieu. Un report est intervenu à la derniere minute sur la demande des facilitatrices, qui ne sont pas encore parvenues à rapprocher toutes les parties prenantes avant le jour-j. Un report qui, pour Bah Oury, leur donnera une seconde chance de mener à bien leur mission.
Dans une interview accordée à notre rédaction dans la matinée de ce mercredi, 19 octobre, le président de l’UDRG a dit comprendre la démarche des facilitatrices, qui ont demandé le report de l’ouverture du cadre de dialogue.
« J’ai eu les facilitatrices qui ont indiqué que c’est à leur demande que le report de l’ouverture du dialogue a été accepté par le Premier ministre, Bernard Goumou. Donc, je ne peux pas aller à l’encontre du souhait des facilitatrices. Donnons leur une chance de pouvoir encore discuter avec ceux qui sont sceptiques ou qui sont réticents à participer à ce processus. Mais je dis qu’il faut que les choses aillent rapidement et dans le sens de l’intérêt global du pays”, a-t-il indiqué avant d’envoyer une pique aux coalitions politiques et alliances qui ferment la porte aux facilitatrices.
» Il n’est pas question d’accepter que quelques uns prennent en otage toute une nation et tout un processus politique.
Je parle bien sûr des coalitions qui sont réticentes à participer à ce dialogue. Les facilitatrices font leur travail d’approcher tout le monde. Qu’on leur donne l’opportunité à discuter avec ces coalitions. Mais je dois dire que chaque chose en son temps. A partir d’un moment, il faut que les choses soient tranchées. Croire qui veulent aller à un dialogue constructif pour déblayer la feuille de route de la transition et ceux qui pour d’autres raisons qui n’ont rien n’à voir avec la question de la transition sauf qu’ils créent à chaque fois les éléments de blocage, à partir d’un certain moment, il faut que ceux qui ont l’autorité et la responsabilité de conduire cette transition, tranchent le problème », a lancé Bah Oury.
Mohamed Bah
