Le 30 septembre dernier, le Premier ministre après que le Président de la République ait décrété le cadre de dialogue, a nommé trois facilitatrices pour tenter de rapprocher les différents camps. Une démarche qui n’est pas du goût des grandes coalitions politiques notamment l’ANAD, le RPG Arc-en-ciel, la CORED et le FNDC politique, qui l’ont tout de suite rejetée.
Interrogé à ce sujet dans l’émission « on refait le monde » de Djoma média, ce vendredi, 07 octobre, Abdoulaye Kourouma, président du parti RRD a laissé entendre que la main tendue du gouvernement n’est pas sincère.
» Y a des leaders politiques qui ont plus de vestes que de militants. Même leurs propres femmes ne connaissent pas qu’ils sont des leaders politiques et c’est une réalité. On a plus de 200 partis politiques en Guinée et vous n’avez plus de 20 partis qui ont participé à trois élections dans notre pays de façon successive. C’est-à-dire, les élections communales, législatives et présidentielles. Le RRD a participé à toutes les élections qui doivent être organisées dans un pays. Mais si vous prenez les 150 partis politiques en face du CNRD, leurs poids réunis, ça ne fait pas 5% de l’électorat dehors. Vous savez en politique, y a ce qu’on appelle l’existant. Et le débat démocratique, c’est pour ceux censés aller à une élection, gagner ou faire élire un député ou les maires. C’est ça le débat démocratique, c’est pas venir bavarder dans les médias pour dire je suis un leader politique. On se connait bien entre nous.
Donc, moi je voudrais qu’on se concerte, qu’on élabore des TDR ensemble. Que chacun de nous propose deux ou trois personnes pour les mettre ensemble comme des facilitateurs et le tout chapeauté par la CEDEAO. Moi, ma position est très claire. Ce dialogue, il n’est pas sincère. On ne met pas les gens devant les faits accomplis, il faut associer les gens. La légitimité, c’est dans les urnes, c’est dans les élections”, a-t-il indiqué.
Plus loin, l’ancien député à l’Assemblée nationale a décliné la position de son parti sur le choix des trois facilitatrices par le Premier ministre, Bernard Goumou.
“Nous, notre problème, ce n’est pas les personnes choisies pour la facilitation mais la manière. Je ne doute pas de la moralité des personnes choisies. Mais, ces personnes peuvent être leurs (CNRD) facilitatrices. Mais qu’est-ce qui les empêche de dire à la classe politique de proposer deux noms pour les mettre ensemble. Et dès que les facilitatrices se retrouvent et que l’opposition n’a pas raison. Les facilitatrices peuvent trouver des arguments et faire venir même la classe politique vers eux et leur dire voilà les réalités. C’est ce qui s’est passé en 2013”, a-t-il martelé.
Camara Mamadouba
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