Après leur nomination par le Premier ministre chef du gouvernement, les facilitatrices du cadre de dialogue décrété par le Président de la Transition entrent enfin en action. Selon Dr Makalé Traoré, l’une d’entre elles, le travail a déjà commencé et tout y est pour rapprocher les différents camps pour un véritable dialogue « inclusif « .
Invitée de l’émission Mirador de FIM Fm ce jeudi, 06 octobre 2022, la présidente du parti PACT est revenue sur les actions qu’elle est en train de mener avec ses collègues pour la réussite de ce cadre de dialogue déjà rejeté par une bonne partie de la classe politique.
« On peut commencer d’un côté ou de l’autre parce que de toutes les façons, c’est un va et vient. Rien n’est fermé. Nous, en ce qui concerne les facilitatrices, nous avons commencé à travailler ensemble. Vous savez qu’aujourd’hui, les nouvelles technologies permettent d’organiser des réunions en ligne, dès le lendemain de notre nomination. Et ça, on est en train de faire. Et quand je parle de phase préparatoires, cette phase est très importante pour aller vers les entités, l’ensemble des entités. Et particulièrement, ceux qui sont réticents, pour obtenir leur disponibilité d’abord à recevoir monsieur le Premier ministre, qui va venir expliquer l’esprit, la conduite et la disponibilité du pouvoir. Il va également écouter ce que ces entités souhaitent pour être au dialogue. Cette phase préparatoire, elle est fondamentale pour nous. C’est après qu’on se soit entendues sur ce qu’il faut faire, comment il faut faire, sur quoi il faut décider, que le dialogue va être ouvert”, a-t-elle expliqué.
Sur la question de savoir si le retour de Sidya Touré et Dalein sera posé sur la table, Dr Makalé Traoré répond :
« Vous savez quand même que je suis capable de poser toutes les questions qui peuvent nous permettre de décanter la situation. Pour ça, vous pouvez me faire confiance. Tout ce qui peut bloquer, nous travaillerons dessus pour qu’on avance ensemble. Là, vous pouvez être rassurés là-dessus. Que ce soit au Premier ministre, au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ou que ce soit au Colonel Mamadi Doumbouya. Nous avons cette capacité là », a indiqué l’ancienne ministre de la Fonction Publique, qui s’est aussi exprimée au sujet du rejet de cadre de dialogue par les coalitions politiques notamment l’ANAD, le RPG Arc-en-ciel et alliés, la CORED et le FNDC politique.
« Je pense qu’on mettra tout cela sur la table en préparatoire. Et quand le Premier ministre sera là, on verra ce qui est possible. Mais, il faut savoir que dans une méditation, on cède un peu, on gagne un peu de part et d’autre. Et nous, notre rotre, c’est vraiment de rapprocher les parties. Nous nous appelons facilitatrices, ce qui peut être cédé d’un côté et de l’autre, je pense que c’est des adultes. Ils savent très bien comment la méditation se passe. Vous dites ce que vous voulez et l’autre aussi dit ce qu’il veut et puis, on essaie de trouver un dénominateur commun qui nous permettra d’avancer. Je crois que si on a cette volonté là, on peut poser tout sur la table, discuter car, il s’agit de notre pays. La situation que nous vivons actuellement, le monde est fatigué. Il faut qu’on en sorte. Et pour cela, il y a un effort à faire de part et d’autre », a-t-elle martelé avant de laisser entendre que ce cadre de dialogue pourrait s’ouvrir le 20 octobre prochain. Ce, à deux jours de la date butoir de la CEDEAO qui est le 22 octobre 2022.
Bah Mohamed