Ministre de la Défense au moment des massacres du 28 septembre 2009, le Général Sekouba Konaté n’est pas parmi les 12 inculpés dont 11 ont comparu ce mercredi au tribunal de première de Dixinn délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry. Chose qui irrite la colère des avocats de l’ancien chef de la Junte, le Capitaine Moussa Dadis Camara, envoyé en prison mardi, 27 septembre dernier avec plusieurs autres accusés de ces événements.
Invité de l’émission Mirador de FIM Fm ce jeudi, 29 septembre 2022, Me Pepe Antoine Lamah, un des conseils de Dadis Camara, a dénoncé la non inculpation du Général Sekouba Konaté. A l’en croire, la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) en est pour quelque chose.
« Pourquoi on peut incriminer le président Dadis et laisser le ministre de la Défense à l’époque, si c’était vraiment un travail sérieux? A un moment donné, je me suis posé la question de savoir si la FIDH veut la manifestation de la vérité ou si elle est là pour faire le travail d’une puissance qui ne veut pas qu’on touche à Sékouba Konaté, qui veut coûte que coûte, vaille que vaille qu’on s’acharne contre le président Dadis. Curieusement, Sékouba Konaté n’est pas entendu, n’est pas inculpé, n’est pas renvoyé devant le Tribunal », s’est insurgé l’avocat, qui tient la FIDH responsable de la division de la défense dans cette affaire du 28 septembre.
« Dans cette affaire, les parties civiles ont été divisées parce que la FIDH n’a jamais voulu qu’on touche au Général Sékouba Konaté », a-t-il accusé.
Il faut rappeler qu’après la première comparution publique de ces accusés, l’audience a été renvoyée au 04 octobre prochain. Mais en attendant, Dadis Camara et ses 10 coaccusés vont rester en prison, à la maison centrale de Conakry.
Bah Mohamed
