Le procès des massacres du 28 septembre s’est ouvert ce mercredi 28 septembre 2022 à Conakry. Un procès qui, selon les avocats de la défense, s’est ouvert sous fond de violation des droits de la défense. Invité de l’émission » Mirador » de FIM Fm au lendemain de l’ouverture de ce procès historique, Me Pépé Antoine Lamah, un des avocats de l’ancien chef de la Junte guinéenne, a dénoncé l’incarcération de son client.
Selon l’avocat, cette incarcération ne repose sur aucune base légale. D’ailleurs, pour lui, il n’est pas question que le capitaine Moussa Dadis Camara partage la même prison que son ancien aide de camp qui aurait tenté de l’assassiner en décembre 2009.
» Nous sommes déçus que le capitaine Moussa Dadais Camara ce soit retrouvé à la maison centrale après toute la bonne foi qu’il a manifestée pour la tenue de ce procès. Il n’a pas tenu rigueur dans ce délai de comparution, il a choisi librement de rentrer pour répondre au calendrier. Il vient et on lui réserve la maison centrale où il cohabite avec la personne qui a tenté de l’assassiner le 3 décembre 2009. Vous comprenez un peu le risque qu’il en court en étant dans le même milieu que cette personne, c’est vraiment dangereux”, a fait savoir l’avocat, qui s’est en suite prononcé sur comment il a vécu cette première comparution de son client.
» Hier, nous avons également déploré qu’on ait pas permis à la défense de rencontrer les accusés avant que l’audience ne s’ouvre. Nous n’avons pas eu ce droit hier. Nos clients nous ont été séparés comme si nous étions des intrus dans cette salle, comme si nous venions figurer dans cette procédure pour juste maquiller une parodie de justice. Nous ne pouvons pas nous retenir sans fustiger le comportement du procureur de la République que nous allons assigner les heures et jours à venir devant le juge compétent », a-t-il lancé.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
622750332
