Le président du mouvement « nos valeurs communes » a été mis aux arrêts quelques minutes après son passage dans l’émission Mirador de FIM Fm samedi dernier. Une arrestation qui continue de susciter des débats partout en Guinée pendant ces 24 dernières heures.
Interrogé à ce sujet qui domine l’actualité, le ministre porte-parole du gouvernement guinéen qui était l’invité du journal de TV5 Monde hier dimanche, a répondu à ceux qui parlent d’arrestation arbitraire, de brutalité et de dérives autoritaires de la Junte au pouvoir en Guinée.
“La bonne foi est exprimée régulièrement. Le CNRD et le gouvernement ont mis en place un cadre de dialogue. Le format n’a pas plu à un certains nombre d’acteurs politiques et de la société civile et cela a été contesté. Nous nous sommes adaptés. Nous sommes partis d’un cadre de concertation vers un cadre de dialogue sous l’égide du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.
Je pense qu’il faut éviter les préjugés et comprendre que quand il y a des situations d’arrestations, il faut déjà savoir pourquoi les gens ont été arrêtés, pour quels motifs avant de faire le jugement. Personne ne peut faire le lien entre ce qui a été dit à la radio et l’arrestation. Il faut déjà attendre l’inculpation », a dit Ousmane Gaoual Diallo.
A la question de savoir quelles sont les raisons de cette arrestation, le ministre des Postes et Télécommunications répond :
» la Justice dira les raisons. Moi, je suis sur Paris, ça s’est passé hier et ils n’ont même pas encore rendu publiques les raisons. Je pense que les gens sont dans la spéculation et dans la volonté de jeter le discrédit sur tout ce qui se passe dans le pays. Dans tous les pays, il y a des arrestations. On attend que les motifs soient exprimés pour donner au moins un jugement ou une appréciation. On donne des jugement sur des événements dont on ne connait ni les tenants, ni les aboutissants. Alors, ça s’appelle des préjugés, c’est aussi simple que ça », a-t-il laissé entendre.
Pour l’heure, aucun détail n’a été donné par les autorités sur les motifs de l’arrestation de cet ancien cadre de la Commission Électorale Nationale Indépendante ( CENI).
BAH Mohamed
