Le ministre porte-parole du gouvernement était l’invité du journal Afrique de TV5 Monde ce dimanche, 25 septembre 2022 où il a été questionné sur les sanctions prises par la CEDEAO contre des dirigeants guinéens. Selon Ousmane Gaoual Diallo, il n’est plus question pour la Guinée de retomber dans une nouvelle transition à cause des agissements de la Communauté Internationale.
Dans un ton plus ou moins souverainiste, le ministre des Postes et Télécommunications dit à qui veut l’entendre que seuls les Guinéens connaissent de quoi ils souffrent.
“Nous avons déjà vécu une transition et nous n’allons plus jamais répéter la même chose sous le diktat de qui que ce soit. La communauté internationale, la CEDEAO, ils ne viendront plus nous dicter les conduites à tenir . Ce qui est important, nous voulons être des partenaires loyaux mais qu’ils nous écoutent. Personne ne connait les problèmes de la Guinée mieux que les Guinéens”, a-t-il dit avant d’enfoncer le clou:
“La Guinée ne peut pas être isolée. Nous sommes un pays, nous travaillons avec la bonne volonté avec tous les partenaires. Mais cela se fera dans le respect, nous ne craignons absolument pas et ça ne changera pas la trajectoire de notre gouvernance. Ce qui est clair, c’est que les sanctions qui sont annoncées par rapport au gel des investissements du pays, cela ne fera ni chaud, ni froid à l’État. Parce que la BID est une banque dont la Guinée est actionnaire et qui prête aux privés. Et si les sanctions devraient toucher celles-ci, y a des pays de la CEDEAO, la Côte d’Ivoire notamment, le Mali, la Gambie et la Guinée Bissau qui pourraient plus en souffrir parce que ça entraînerait tout simplement l’interruption de notre production d’électricité”, a indiqué l’ancien député à l’Assemblée Nationale.
BAH Mohamed
