Après le décret invitant tous les auteurs de la vie socio-politique à la table de dialogue pour une sortie de crise en Guinée, Boubacar Barry, un des vice-présidents de l’Union des Forces Républicaines (UFR), pose des conditions pour leur participation à ce dialogue inclusif qui va démarrer la semaine prochaine.
Pour ce cadre du parti de Sidya Touré, la présence d’un médiateur de la CEDEAO à ce dialogue est l’une des conditions pour que sa formation politique y participe.
“Nous avons toujours dit la manière dont ce dialogue doit se dérouler, nous avons toujours défini des acteurs y compris le médiateur de la CEDEAO, les partenaires techniques et financiers. Tous ces rôles n’ont pas été définis. Et, on a l’impression que c’est autour de la table, parce qu’on est dans une démarche de dialogue inter-guinéen inclusif. Alors qu’il y a quand même la communauté internationale qui est aujourd’hui devenue un partenaire incontournable, parce que malheureusement, entre nous la crise de confiance est instaurée,des leaders politiques sont en prison d’autres sont exilés”, déplore t-il.
Ce membre du bureau politique national de l’UFR pose des exigences pour leur participation à ce dialogue inclusif qui sera présidé par le Premier ministre, Bernard Goumou.
“Si vraiment le Premier ministre avait pris son bâton de pèlerin comme lui avait instruit le Président de la transition de rencontrer ne serait-ce qu’en informel, des acteurs qui ne sont pas présents peut-être qu’on aurait évité encore un décret.
Aujourd’hui, le préalable ou les préalables, c’est vraiment l’apaisement, le respect des libertés fondamentales. C’est de libérer les prisonniers politiques, nous avons notre secrétaire général Saïkou Yaya Barry qui est en prison pour uniquement ses opinions. Nous demandons qu’on facilite le retour des exilés parce qu’un dialogue serein et inclusif ne peut pas se dérouler en dehors de Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo, Aboubacar Soumah”, précise- t-il.
Zeze Enema Guilavogui pour lerevelateur224.com
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