Transporté d’urgence à l’hôpital Ignace Deen, il y a de cela deux semaines, le Chargé des Opérations du Front National pour la Défense de la Constitution ne s’est pas encore remis de sa maladie, selon son avocat, Me Salifou Béavogui. Dans un entretien accordé à notre média très tôt ce lundi, 19 septembre 2022, l’avocat a donné des nouvelles de son client pour qui, il réclame une remise en liberté en attendant l’organisation de leur procès.
Malgré l’assistance du ministère de la Justice, Me Salifou Béavogui ne souhaite plus voir ses clients en prison.
« Ibrahima Diallo a fait les examens, les résultats ont été présentés au médecin, qui a même prescrit une ordonnance qui a été aussitôt honorée par le ministère de la Justice. D’autres examens restent à faire et il est en train d’administrer ces produits. Mais au-delà de tout ça, qu’est-ce que nous « collectif des avocats du FNDC » reclamons? Nous demandons leur remise en liberté, en attendant l’ouverture de leur procès ou l’organisation rapide leur procès. Parce que pour nous, c’est un dossier vide et rien ne peut les retenir juridiquement en prison », a-t-il indiqué.
Au lieu de continuer à « souffrir » en prison à la maison centrale de Conakry, Me Salifou Béavogui reclame la mise en liberté de Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et autres, en attendant que la justice ne soit prête pour les juger conformément à la loi.
« Depuis leur interrogatoire depuis bientôt deux mois, rien d’autre ne leur a été présenté comme éléments de preuve dans ce dossier. Donc, nous refusons qu’ils continuent de croupir en prison alors qu’il n’y a aucune charge qu’on puisse retenir contre eux. Donc, nous souhaitons soit leur remise en liberté en attendant que la justice ne soit prête ou l’organisation rapide de leur procès », a-t-il lancé.
A rappeler que Ibrahima Diallo, Saïkou Yaya Barry et Foniké Mengué sont poursuivis pour « participation délictueuse à un attroupement, pillages, incendie coup et blessures et associations des malfaiteurs ».
Bah Mohamed
