À Banian, une sous-préfecture relevant de la préfecture de Faranah, les agents des bureaux de vote réclament le paiement intégral de leurs primes. Plusieurs d’entre eux ont manifesté pacifiquement ce jeudi 25 septembre 2025, devant la mairie de la commune rurale, pour dénoncer le non-versement complet des 750 000 francs guinéens qui leur avaient été promis à l’issue du référendum du 21 septembre dernier.

Selon les manifestants, seuls 250 000 francs leur ont été versés, contrairement à leurs homologues d’autres localités qui, eux, auraient perçu la totalité de la somme due.
Contacté par notre correspondant régional, Araphan Cissé, président de l’un des bureaux de vote de Banian, dénonce ce qu’il qualifie de traitement injuste.
‘’On nous a appelés à la mairie pour nous dire que notre argent était disponible. À notre grande surprise, chacun n’a reçu que 250 000 GNF, alors que les agents d’autres localités perçoivent 750 000. Pire encore, 50 000 francs avaient déjà été coupés lors de la formation. À Banian, c’est le contraire de ce qu’on voit ailleurs’’, a-t-il dénoncé.

Mieux, Araphan Cissé assure que toutes les autorités locales, ainsi que les sages de Banian, avaient été informés de la situation avant la sortie des manifestants. Tout en réaffirmant leur attachement à la paix, les manifestants exigent la régularisation immédiate de leur situation.
‘’Madame la maire, le sous-préfet, les responsables communaux, tout le monde est au courant. Nous sommes actuellement à la mairie. Même à Tiro, à 20 kilomètres d’ici, les agents ont reçu leurs 750 000 francs. On ne comprend pas pourquoi ici, on ne reçoit qu’une partie. Nous ne voulons pas de violence, ni de tension. Nous voulons simplement que les autorités électorales fassent leur travail de manière équitable et nous versent ce qui nous revient de droit. Ce n’est pas 250 000, mais bien 750 000 GNF qui nous sont dus’’, a-t-il insisté.

Il convient de noter que ce type de revendication se multiplie dans plusieurs localités du pays, en lien avec l’organisation et la gestion post-référendum du 21 septembre. Un signal d’alerte pour les autorités en charge du processus électoral.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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