Nombreux sont ces défenseurs Droits de l’Homme qui s’inquiètent et tirent la sonnette d’alarme par rapport aux dernières tensions politiques.
Interrogé ce mardi 23 août 2022, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Alphonse Charles Wright a répondu par le négatif en soutenant que c’est une opinion alarmiste qui veut jeter du discrédit sur toutes les actions menées actuellement par son département en matière de promotion et de protection des Droits de l’Homme.
A en croire le patron du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, la Guinée a souscrit à plusieurs conventions internationales en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. Cette question de droit de l’Homme est aussi garantie par la charte de la transition depuis l’avènement du 5 septembre 2021, fait comprendre l’ancien Procureur Général.
« Si aujourd’hui, vous dites que certaines ONG, je ne sais quelles sont ces ONG s’inquiètent de l’Etat de la dégradation des droits de l’homme dans notre pays, moi en tant que ministre de la justice et des droits de l’Homme, je m’inscris en faux par rapport à cette opinion alarmiste qui tend a jeté du discrédit à toutes les actions entreprises par le gouvernement en matière de promotion et de protection des droits humains dans notre pays »,a répliqué Alphonse Charles Wright
Pour le Garde des Sceaux, la position du Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique pénale est la lutte contre l’impunité et la délinquance financière et économique. L’action de justice n’est pas à confondre à une action politique a-t-il soutenu.
« On veut tout ramener aujourd’hui à un débat où on veut peut-être faire croire qu’en Guinée, parce que nous sommes en phase de transition que c’est la chasse aux sorcières. Comme je l’entends souvent à travers les médias interposés. Comme on l’entend souvent dans d’autres médias à l’international, parce que tout simplement, les gens ne savent pas quelle est l’action aujourd’hui que le département de la justice est en train de mener pour le respect des droits de l’homme dans notre pays. Je peux vous le dire et vous garantir qu’en République de Guinée, il n’y a pas la chasse aux sorcières », a-t-il martelé.
Parlant de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières, qui est indexé comme la machine à éliminer les potentiels candidats aux futures élections après la transition. A ce propos, l’ancien Procureur général de la Cour d’Appel de Conakry précise
» Aujourd’hui la CRIEF, si vous regardez, toutes les personnes qui sont poursuivies devant cette Cour, vous diront quoi ? Vous direz, écoutez, c’est la chasse aux sorcières. C’est une juridiction qui est mise en place pour pouvoir faire ; si vous voulez, l’élimination des politiques. Mais je suis désolé de leur dire que la CRIEF comme toutes les autres juridictions de notre pays est une juridiction qui obéit à des règles élémentaires classiques de toutes les juridictions du monde » A fait savoir Alphonse Charles Wright.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com