Le centre de formation judiciaire a tenu ce mardi, 02 août 2022, sa toute première session ordinaire. C’est le chef de cabinet du département de la Justice représentant le ministre Alphonse Charles Wright qui a présidé ladite cérémonie en présence des magistrats et cadres du ministère de la Justice.
Situé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, ce centre souffre d’un gigantesque manque d’équipement. Et à cela, s’ajoute la lenteur des travaux de rénovation pour cause de financement. Chose qui a retenu l’attention du Conseil d’Administration, qui a plaidé auprès de la hiérarchie pour un changement.
» Le centre comme vous le savez, est chargé de la formation initiale et continue des magistrats et des auxiliaires de justice. A partir de la mise en place de ce conseil-là, nous serons à même d’être entendu par les plus hautes autorités parce que, c’est un organe essentiel et la Direction n’est là que pour exécuter les décisions du conseil »,a déclaré Alhassane Naby Camara, Directeur Général du centre de Formation Judiciaire.
Depuis sa création en 1992, ce centre n’a pas eu un Conseil d’administration. Sa mise en place et la tenue de sa toute première session sont l’une des résolutions, selon Mangadouba Sow, président du Conseil d’administration. D’ailleurs, l’ancien président du TPI de Dixinn plaide pour la construction d’un nouveau centre.
» Le centre, tel que vous le voyez, n’est que l’annexe de la Cour d’Appel. Dans les conditions normales d’une bonne formation, à la fois initiale et continue, il serait souhaitable qu’il y ait une école de la magistrature à part. A l’instar des autres pays qui ont un centre de formation complètement détaché puisqu’avec l’élan actuel du Garde des Sceaux, nous avons l’espoir que le centre sera construit, indépendant de ces annexes-là », lance-t-il.

Représentant le Garde des Sceaux Alphonse Charles Wright, le chef de Cabinet de la justice a décliné la nouvelle mission des administrateurs du centre.
» Il vous incombe désormais la responsabilité de décider en toute indépendance de ce que le centre doit faire, doit être en d’autres termes, vous êtes les décideurs de toutes les actions que le centre doit désormais entreprendre », a indiqué Billy 1 Keïta.

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a exhorté les membres du Conseil à faire preuve de rigueur dans le travail afin de donner un visage nouveau à cette institution.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
