Le Parquet Spécial de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre le Général de l’Armée à la retraite, Amadou Doumbouya accusé de détournement de deniers publics. Un feuilleton judiciaire qui n’inquiète pas autant l’ancien Directeur de l’Agence du Service Civique d’Action pour le Développement (ASCAD), qui dit être prêt à répondre à la justice pour se blanchir dans cette affaire.
En effet, il est reproché à cet ancien officier supérieur de l’armée d’avoir détourné un montant d’environ 2.767.278.500 GN lorsqu’il était aux affaires. Un présumé détournement issu notamment, des paiements injustifiés au titre des produits, des paiements en double emploi de crédits et des paiements en faveur des bénéficiaires fictifs.
« La Cour est dans son rôle et du point de vue autorité aussi, cela prouve à suffisance que personne, même les officiers généraux ne pourront pas être à l’abri de cette juridiction. Mais d’entrée, je viendrais en toute liberté peut-être expliquer et donner la version des faits qui sont retenus contre moi. Me concernant et concernant mes collaborateurs aussi », a-t-il réagi avant d’ajouter:
«Cette structure a été créée par nous et entretenue par nous pendant une longue période et si cela arrive comme cela, on a besoin quand même de donner des explications. Franchement, je ne pourrais vous dire quoi que ce soit par rapport à tout ça. D’abord, je n’ai rien sous la main pour élucider tout cela et encore une fois, je crois que la Cour (CRIEF), elle a des données par rapport au présumé détournement de deniers publics lié à ces deux milliards de francs seulement. Moi, je vais dire qu’à l’entame, l’ASCAD a fonctionné comme un état-major. Après, c’est nous qui avions dit que l’ASCAD devrait être une entité civilo-militaire, c’est-à-dire, où les militaires et les civils devaient être dedans pour donner une autre impulsion à l’agence pour que les civils aient leur part dans cet exercice », a fait savoir l’ancien général, qui dit être prêt à affronter la justice pour la manifestation de la vérité dans cette affaire.
« Je suis un justiciable comme tout autre citoyen Guinéen, je n’ai pas de soucis par rapport à ça. Je viendrais répondre à la convocation.
Disons, pour moi d’abord, c’est une première, je ne suis au courant de rien et c’est une surprise d’ailleurs que ça soit moi en ce moment. Mais, ce n’est pas grave. Je crois que c’est normal parce que c’est une procédure qui est engagée et il faudrait quand même des éléments pour dire que si c’est vrai ou faux. Ce sera au tour de la Cour maintenant de statuer », a déclaré Général Amadou Doumbouya.
Il faut noter que, l’ancien Directeur de l’ASCAD n’est pas le seul visé dans cette affaire au sein du service. Bouna Yattassaye, directeur général adjoint de l’ASCAD, madame Oumou Sanoh, en service à l’ASCAD, Ibrahima Kalil Kourouma en service à l’ASCAD, Kawaly Dioumandé, Directeur général de Diomandé et frères, Alassane Doumbouya, Directeur Général Féralux, Madame Condé Mariama Touré, fournisseur, y aussi sont cités.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com