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Samedis d’assainissement: témoignage glaçant d’un citoyen qui était à deux doigts de perdre sa femme

8 août 2022

 

Instituée le 23 juillet dernier par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la journée civique d’assainissement a été lancée le samedi, 06 août 2022 sur l’ensemble du territoire national. Pour les circonstances, un communiqué a été rendu public aux fins d’interdiction de la circulation entre 8 heures et 12 heures. Chose qui a négativement impacté les citoyens à se mouvoir durant ce temps à cause des travaux. Pire, mêmes les cas d’urgence n’ont pas été permis.

 

Mamadou Gandho, citoyens résidant dans le quartier Bomboly, dans la Commune de Ratoma dit avoir eu toutes les peines du monde pour amener sa femme malade à l’hôpital. Chez nos confrères d’Espace Fm ce lundi 8 août 2022, il a raconté sa mésaventure.  

 

“A 7h55 minutes, elle a eu des maux de ventre très atroces qui nécessitaient que je l’emmène à l’hôpital  aux environs de 8h09minutes exactement. Nous sommes sortis de la maison et puisse que je réside dans le quartier Bomboly, donc sur l’axe Bomboly-Bambeto-Hamdalaye, j’ai trouvé 3 barrages.   Au niveau du premier barrage j’ai  rencontré deux policiers, un chef et un adjoint, dès que je suis venu au niveau du barrage je me suis garé et l’adjoint est venu me voir et m’a demandé qu’est-ce qu’il y a, pourquoi je sors alors que c’est interdit de sortir, je lui ai dit que ma femme est malade. Elle est couchée à l’arrière de la voiture, j’ai fait descendre la vitre il a vu et il a dit d’aller voir son commandant pour qu’il me laisse passer. Dès que je suis allé le voir, je lui ai expliqué, il a demandé à son adjoint si effectivement y a un malade dans la voiture? Il a confirmé, il m’a laissé passer.

Après le rond-point Bembeto, sur la route qui mène vers Hamdalaye, là également, y avait un autre  barrage où des agents de la police routière y étaient postés. C’est là que j’ai rencontré des difficultés. Plus de 45 minutes, j’étais bloqué, le monsieur n’est même pas venu voir ma femme, il m’a dit de retourner catégoriquement avec ma femme à la maison, chose que j’ai refusé parce que je ne suis pas un médecin, je ne peux pas traiter ma femme et je ne peux non plus lui donner n’importe quel produit. Pendant nos échanges, de l’autre côté de la station, y avait un dispositif de la CMS, je crois que c’est le responsable qui s’est déplacé. Il est venu me voir, il m’a dit monsieur qu’est ce qui se passe, je lui ai dit que ma femme est malade, qu’elle est couchée à l’arrière  de la voiture. Il est venu voir effectivement elle se tordait de  douleur et vomissait, donc tout suite il a ordonné au monsieur de me laisser passer, chose qui fût fait”, a raconté Gandho, qui venait à peine de commencer sa dure journée.

 

“Arrivé à Concasseur pour quelqu’un qui quitte toujours Cosa, là j’ai rencontré un autre monsieur qui doit avoir  une pierre à la place du cœur. Quand je lui ai demandé de me laisser le passage, il a refusé et il n’a même pas voulu m’écouter, il m’a laissé là et est parti. Quand je suis resté avec son subordonné, on s’est discutés. Il m’a demandé d’enlever le véhicule, j’ai refusé. Les riverains qui étaient à côté sont venus plaider parce que j’avais commencé à m’agiter. Après plus de 45 minutes, il a finalement cédé le passage et je suis allé à l’hôpital. Arrivé à la clinique, la première question que le médecin m’a posée est: monsieur, pourquoi vous avez mis assez de temps pour venir ? C’est ainsi que je lui ai expliqué ma mésaventure avec les policiers au niveau des barrages”,  raconte-t-il avant d’attirer l’attention des autorités.

 

“Au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, au Gouvernement et même au Président, le Colonel Mamadi Doumbouya, cette journée d’assainissement, elle est bonne si elle est respectée. Je pense que dans d’autres pays, ça porte fruits mais il faut faire comprendre à nos policiers que quel que soit la situation même en temps de guerre on laisse les blessés et les malades aller se faire soigner”.

 

Cependant, Mamadou Gandho compte porter plainte contre le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile et certains agents de la police.

 

Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com

 

 

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