Le 15 septembre 1995, les délégués de 189 pays, dont la Guinée, souscrivaient à ce qu’on a appelé la DÉCLARATION DE BEIJING, relative aux conditions de vie de la femme et à ses droits fondamentaux.
Vingt sept ans après ce sommet mondial de référence, très peu de progrès ont été réalisés dans l’amélioration des conditions de vie de la femme africaine en générale, et de la femme guinéenne en particulier.
Selon l’ONU-Femmes, aujourd’hui encore 60% des personnes frappées par la famine chronique sont des femmes, alors qu’elles constituent 43% de la main d’œuvre agricole mondiale.
En Afrique subsaharienne 60% des femmes travailleuses sont dans le secteur rural, tandis que seulement 15% d’entre elles ont accès à la propriété foncière.
Dans nos pays africains, l’égalité des chances est faussée depuis le départ entre la jeune fille et le jeune garçon. Tenez par exemple : en Guinée, selon des données de l’Institut National des Statistiques (INS) les femmes passent en moyenne 5,7 heures par semaine à chercher de l’eau potable, contre 2,3 heures pour les hommes. Ce qui laisse un avantage de temps aux hommes pour se consacrer à des activités intellectuelles, économiques ou sociales par rapport aux femmes.
Si globalement dans le monde, sur les 796 millions de personnes analphabètes, les 2/3 sont des femmes, en Guinée la disparité entre les taux d’alphabétisation masculine et féminine est criarde : 35,38% des hommes sont alphabétisés dans notre pays, contre seulement 26,50% des femmes (source UNESCO).
Et pour couronner ce sombre tableau sur la femme, il faut noter que selon l’OMS, il y a en moyenne, chaque année 550 femmes guinéennes qui meurent en couche pour 100 mille naissances vivantes, tandis qu’elles pleurent 66 nouveau-nés sur 1000 qui meurent sans avoir vu les premiers rayons du jour.
Et que dire de la lancinante question des VBG (violences basées sur le genre) dont la prévention et la répression doivent prendre une place prépondérante dans les politiques publiques.
Fidèle à notre option socialiste et révolutionnaire, nous estimons au MPDG, qu’il est impératif de redynamiser notre politique d’alphabétisation et d’andragogie en mettant un accent particulier sur la dimension genre. Dans ce cadre, nous poursuivrons au cours de notre premier mandat, l’objectif inachevé des OMD visant à réduire de 2 tiers le taux d’analphabétisme féminin, par la construction et l’équipement de 500 centre d’alphabétisation (à raison d’un centre minimum par sous-préfecture).
Le financement de la promotion du genre sera obligatoirement inscrit dans les PDL (plan de développement locaux) et adossés aux grandes entreprises dans leurs volets RSE (Responsabilité Sociétale d’entreprise) avec un objectif de mobilisation financière (hors fiscalité) de 30 millions USD annuels dont 20 millions consacrés au volet microcrédit pour les AGR féminines.
Enfin, un engagement étatique à rehausser la part du BND consacrée à la promotion du genre à hauteur de 3% pendant le premier quinquennat et de 5% au cours du second.
REJOIGNEZ-NOUS, REJOIGNEZ LE MPDG POUR UNE GUINÉE NOUVELLE ET REFONDÉE !
Siaka Barry, MPDG.