J’avoue, c’est avec regret que j’ai constaté comme plusieurs autres compatriotes la situation actuelle du pays. Bien que nous soyons dans une période d’exception, les droits civils et politiques qui sont protégés par tous les instruments juridiques internationaux sont piétinés en Guinée par un groupe non identifié sans aucune légitimité, pourtant, nous savons tous que la souveraineté appartient au peuple.
L’arrivée du CNRD par la force avait redonné espoir au vaillant peuple démocrate de Guinée, en particulier à la jeunesse de l’Axe.
Mais aujourd’hui, cet espoir est révolu, car le peuple est désormais déterminé à résister à tout système fondé sur la dictature et la discrimination fondée sur les affiliations politiques et communautaristes. De ce fait, nous prenons la communauté nationale et internationale comme témoin des actions sans fondements juridiques des autorités actuelles de la transition.Toute autorité qui ne s’appuie pas sur la base d’une procédure légale pour agir contre le reste de son peuple constitue une haute trahison qui nécessite des poursuites devant la CPI.
Aujourd’hui, tous les partis politiques Agréés en République de Guinée ont une légitimité partielle et légale qui pourrait parler et agir au nom du peuple qu’un groupe ou association de force. Les persécutions, les intimidations des leaders politiques et acteurs sociaux ne réussiront pas, car le peuple souverain va exprimer son autorité pour sauver notre Etat des coups de force et dictature oligarchiques en gestation. Que les droits civils et politiques soient respectés malgré la transition. Que les acteurs de cette transition épris de paix et d’Etat de Droit démissionnent et se désolidarisent immédiatement de ces pratiques de violations graves des droits humains pour l’avenir de notre cher pays.
Nous les jeunes Démocrates n’avions aucune considération subjective sur la personne ou les personnes qui dirigent le pays peu importe son origine, mais nous restons fidèles à nos valeurs de démocrates qui sont transformées aujourd’hui par un petit groupe.
Qu’il soit bien clair, qu’aucune autorité normale ou anormale ne nous fera peur en Guinée, surtout à Ratoma, la cité de la démocratie.
Je demande que justice soit faite pour toutes les victimes des violences d’hier et d’aujourd’hui en toute impartialité sans distinction d’aucune sorte.
Nous voulons une justice sans passion ni prise de décision populiste. Que tous les acteurs politiques et sociaux kidnappés soient libérés et que l’intimidation et la persécution des populations de l’Axe cessent.
Alpha Tess Diallo
