Après une journée très chaude entre manifestants et forces de l’ordre suite au mot d’ordre du FNDC, l’heure est de faire le bilan. Invité de l’émission » Mirador » de ce 29 juillet 2022, Ange Gabriel Haba, coordinateur de la cellule de veille d’alerte livre le constat de la cellule qu’il coordonne.
“La manifestation qui s’est tenue hier commence a donné raison à ceux qui pensent que la forme et les conditions de manifestation causent encore des problèmes. Nous avons constaté qu’il y a eu la violation des droits humains à deux niveaux. Il y a ceux qui ne manifestaient pas qui circulaient paisiblement qui ont été blessés par endroits, d’autres ont été rançonnés même. On a reçu des appels des citoyens qui ont dit qu’ils ont été rancnçonnés par des manifestants.
De l’autre côté, il y a des enfants qui ont été instrumentalisés et utilisés pour être dans la manifestation. Et ce qui est grave, ça viole la convention internationale sur les droits des enfants. Et nous nous réservons le droit d’intenter une action en justice contre cela parce que nous sommes des défenseurs des droits humains. Nous n’avons pas vu de militaires sur le terrain, nous n’avons pas fait de constat sur des tirs à balles réelles. Même le cas de mort qui a eu lieu, nous avons engagé une enquête citoyenne pour voir les circonstances et permettre à la presse et à l’opinion de savoir la vérité des faits”, a fait savoir Ange Gabriel Haba, qui se dit satisfait du comportement des forces de l’ordre.
“Il faut noter qu’hier, il y a eu évolution dans le cadre du maintien d’ordre. Ce qu’on assistait avant du côté des policiers, y a une évolution. Dans les images hier qu’on nous a remontées, il y a des policiers qui se sont fait caillasser par des jeunes. Eux-mêmes prenaient la poudre d’escampette pour quitter devant les manifestants, c’est ce qui est important. Le policier ne doit pas réagir face à la colère des manifestants pour protéger les citoyens”, dit-t-il avant de poursuivre:
“Je déplore que le fait que quand y a manifestation, que les organisateurs ne soient pas en mesure de condamner les comportements de nature à s’attaquer aux édifices publics et à créer la violence. Les organisateurs doivent faire en sorte que les citoyens mettent en tête que la manifestation n’est pas de s’attaquer aux édifices, de s’attaquer à des citoyens. Des véhicules, des stations ont été caillassés. Je n’ai pas vu dans la déclaration des organisateurs une condamnation de ce comportement”, a conclu Gabriel Haba.
Ibrahima Camara pour lerevelateuréé224.com
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