Des poursuites judiciaires pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite, faux et usage de faux en écriture publique ont été engagées ces jours-ci par le Garde des Sceaux, ministre de la justice Alphonse Charles Wright contre plusieurs hauts cadres de l’Etat dont l’ancien président de la Cour Constitutionnelle.
Le ministre a demandé de poursuivre Mohamed Lamine Bangoura, ex-président de la Cour constitutionnelle pour des faits présumés de détournement des milliards de nos francs, d’un immeuble R+4 au Sénégal et une résidence à Nongo acquise à hauteur de 5 milliards de francs guinéens. Ce mercredi 27 juillet dans une interview exclusive qu’il a accordée à votre quotidien en ligne Lerevelateur224.com, le ministre Alphonse Charles dont nous vous proposons un pan de l’entretien, le Garde des Sceaux a confié ceci:
“A l’époque, la Cour Constitutionnelle, vous aviez compris les guéguerres qui ont marqué le fonctionnement de cette Cour, en passant par la modification, l’adoption de la nouvelle constitution et tout. Et au fur et à mesure que le temps passe, je m’en rends compte que si l’on ne fait pas attention, le risque c’est quoi ? On va se retrouver dans une situation où on aura plus à construire des hôpitaux dignes de nom pour soigner nos citoyens. Ou, on aura plus la possibilité de faire face à la dette intérieure et extérieure du pays ou si vous voulez, la balance financière du pays va être déficitaire pour la simple raison que les dettes-là sont provoquées par d’énorme détournement où le citoyen lambda ne sait pas qu’est-ce que les autorités ou les pouvoir publics font des fonds publics. Il y a plus de combien de milliards qu’on allouait au compte de la Cour Constitutionnelle? Un DAF, on détour sur son compte un montant de 27 milliards, c’est un président de la Cour Constitutionnelle qui s’offre l’achat d’un bâtiment R+4 au Sénégal, des résidences ici à Conakry d’une valeur de plus de 5 milliards de francs guinéens, des domaines à Wonkifong. Et on dit oui ! Nous sommes les gardiens de la constitution, cela ne pouvait plus marcher”, a-t-il martelé.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com