C’est un visage connu de tous en Guinée. Mariame Keita, cette dame qui a son effigie sur le billet de 500 francs Guinéens n’a jamais su tirer profit de son droit d’image, alors qu’elle est considérée par bon nombre, comme une femme heureuse.
Invitée ce lundi à Espace TV dans l’émission « Que sont-ils devenus? »de l’animateur Prince Diallo, Mariama 500 Keïta qui vit à Mamou, raconte qu’elle traverse une grande galère du fait que son image soit utilisée sur un billet d’une monnaie nationale sans pour autant bénéficier de cela.
“C’est les enfants qui m’ont surnommée Mariama 500. Maintenant, si tu dis Mariama Keïta, tu ne peux pas me voir, sauf Mariama 500 et ça me plaît qu’on m’appelle comme ça. Dans les cérémonies, dès que les griots me voient, on dit que c’est Mariama 500, elle a de l’argent. Beaucoup de gens ausi pensent que j’ai de l’argent et ça ça me gène. Mais comment faire? Depuis 1985 jusqu’à maintenant là, si j’avais mes droits, je ne serais pas là maintenant”, a-t-elle dit.
Depuis de nombreuses années, cette femme se bat pour percevoir ses droits d’image, mais jusqu’à date, elle n’a reçu aucune compensation et son avocat bloque ses dossiers dit-elle:
“Sous le régime d’Alpha Condé, les journalistes viennent me faire des interviews et partir, mais je ne vois aucun retour. Depuis 1988, je me bats pour être dédommagée. Sous Alpha Condé, j’ai appelé mon avocat Mohamed Lamine Soumah « Filol » pour qu’il me restitue mes dossiers et prendre un nouveau avocat pour voir si ça peut aboutir, mais il m’a pas donné mes dossiers. J’ai marché, marché fatiguée, jusqu’à ce que j’ai laissé tomber. Ce que je lui demande maintenant, c’est de me restituer mes dossiers, je vais trouver un autre avocat par ce que lui je sais qu’il ne peut pas ou il ne veut pas m’aider”.
Et aujourd’hui, Mariama 500 n’a d’autres choix que d’interpeller le président de la transition de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya afin qu’il rectifie le tort qu’elle a subi avec la BCRG depuis 1985 :
“Je demande au Colonel Mamadi Doumbouya de me rétablir dans mes droits, c’est ce que je demande aux autorités, par ce que moi je ne peux pas m’arrêter devant la Banque Centrale (BCRGndlr), ils ont plus de moyens que moi. Donc c’est au président que je m’adresse, le Colonel Mamadi Doumbouya de me rétablir dans mes droits” a-t-elle lancé.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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