Le ton monte entre la classe politique dans sa globalité et la junte au pouvoir face aux agissements de celle-ci avec des poursuites judiciaires qui violent les procédures.
A l’UFDG par exemple, son principal leader fait l’objet d’une grande persécution de la part de la CRIEF dans l’affaire Air Guinée.
Hadiatou Djinkan Diallo, la Secrétaire Fédérale de l’UFDG en France dénonce avec vigueur l’instrumentalisation de la justice par le CNRD. Pour elle, au moment où le CNRD a dépassé les limites, il faut absolument aller à l’affront.
‘’En Guinée depuis l’indépendance, de 58 à aujourd’hui, on a eu à faire à des tyrans en suite, on a eu à faire avec les enfants de ses tyrans, et aujourd’hui, en 2022 on a à faire avec les petits-enfants de ses tyrans là, et ça ce n’est plus possible. Aujourd’hui, le colonel Doumbouya et sa bande, ils ont franchi toutes les limites que leurs ainés n’ont pas osé franchir. Donc il appartient à nous en face de leur montrer qu’à un moment, il faudra qu’on puisse découdre de la situation de manière frontale. Alors que Doumbouya qu’il le sache, un gosse qui est né en 1984 ne viendra pas ici emmerder le monde. Donc il n’a plus en face de lui Elhadj Cellou Dalein Diallo et Hadja Halimatou Diallo qui sont des républicains. Qui ont toujours prôné la paix et la cohésion, ils ont en face d’eux des petits-enfants des guerriers d’autres fois aussi qui vont les affronter. Ça va se découdre de manière frontale sur le terrain. Ils ont franchi les limites et nous aussi on va franchir les limites, maintenant c’est comme ça les choses vont se régler”, dit-elle.
‘’ Je trouve honteux que dans un pays, 60 ans près l’indépendance, on parle encore d’électricité, on parle de route et on se permet de venir démolir des biens acquis. Doumbouya a vécu comme ses parents à l’étranger pendant longtemps, tous ceux qu’ils ont gagné, pour nous tous ici qui sont issus de l’immigration, tous ce que nous avons gagné chez nous c’est à la sueur de notre front, on l’a gagné. Vous vous rendez compte, après que vous êtes en phase de prendre votre retraite et on démolit le bien pour lequel vous avez travaillé toute votre vie. On vous empêche de rentrer dans votre pays pour vivre votre retraite correctement mais Doumbouya on va où ? Alors maintenant tu vas nous avoir en face et tu vas nous avoir dans tes bras et dans le dos parce qu’on se laissera pas faire. Moi, j’appelle tous les militants UFDG ici, c’est fini la politique d’avant. Aujourd’hui, c’est la politique frontale, on va les affronter, on va aller jusqu’au bout du terrain, personne ne nous forcera à l’exil. Personne ne nous forcera à quitter ce pays. Donc je vous invite tous à vous mobiliser et à aller coute que coute face à cette situation qui n’a que trop durée, c’est terminé avec un grand T comme dans le dictionnaire”, a conclu la Secrétaire Fédérale de l’UFDG en France.
Ibrahima Camara.