Le leader du parti la Guinée pour le Développement et l’Equilibre (DGE) a estimé ce samedi lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a laquelle il a pris part que les richesses de la Guinée n’étaient pas bien reparties entre les fils et filles.
Pour lui, la Basse Guinée qui regorge la quasi-totalité des ressources du sol et du sous-sol est la plus démunie des régions naturelles guinéennes.
S’exprimant en grande partie dans son intervention en soussou, Aboubacar Soumah souhaite que le pays soit un État fédéral, c’est-à-dire que chaque région naturelle de la Guinée soit autonome.
« Si nous voulons la paix, nous devons réaliser ce qu’on appelle la justice sociale. Et cette justice sociale à des piliers, le premier pilier, c’est d’être éthique. L’éthique voudrait dire que tu sois moralement bien assis (…) il faut qu’on soit patients (Soussous ndlr) de la souffrance qu’on a en Guinée. Le budget qui se trouve en Guinée, d’où est tiré tous ces budgets a la source ici en Basse Cote par la puissance de Dieu. La mine qui se trouve en Basse Guinée, commençant par le diamant, l’or, la bauxite et le fer ne se trouvent nulle part dans le pays. Si nous devrons être ensemble en Guinée, il faut qu’on soit unis sur une chose qui sera profitable a nous tous. C’est pourquoi mon parti propose le fédéralisme, un gouvernement central fédéral. Chaque région naturelle est un Etat et cet Etat doit avoir son autonomie. Cet Etat doit avoir son autonomie administrative, politique et financière. Ce qu’on veut vous dire, s’il plait à Dieu, cela sera réalisé», a souligné avec insistance l’ancien député avant de faire une promesse un peu plutôt dans son discours concernant les autres leaders politiques issus de la Basse Côte:
« Je vais vous dire, si Dieu ne fait pas de moi un mort ces deux jours, Sidya Touré, Kassory Fofana, Fodé Bangoura, Mamadou Sylla, Oyé Guilavogui et autres nous serons réunis bientôt et mangerons sur la même table » a promis le député uninominal de Dixinn qui estime que les ainés en politique ne sont pas respectés actuellement dans le pays.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
