Ce vendredi, 28 mai 2022, le ministre guinéen de l’Agriculture et de l’Élevage, a foulé le sol de Dinguiraye pour la première fois depuis son installation. Selon lui, l’objectif de sa présence est de s’enquérir des réalités que vivent les populations paysannes ainsi que les éleveurs.
Devant des habitants de la ville d’Elhadj Oumar Tall, Mamoudou Nagnalen BARRY a, tout d’abord, rappelé le fondement de la mission qui lui a été confiée par le président de la transition.
“Depuis que j’ai été nommé aux fonctions de ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, j’ai reçu des instructions de la part du président de la transition d’être le plus proche possible des populations paysannes et des éleveurs. Il n’y a pas meilleur que ça pour cerner les difficultés, toucher du doigt les réalités du terrain. Je suis là donc pour échanger avec les cadres et les paysans, identifier les problèmes auxquels ils sont confrontés, prioriser les actions et prendre des dispositions pour les concrétiser le plus vite que possible.
Notre politique est de quitter l’agriculture de mendicité, de dons pour une agriculture autonome. Notre priorité est le paysan ou l’éleveur qui est au village et qui cherche un appui pour développer son activité. Mais pas un jeune qui veut un bureau climatisé à Conakry sans travailler”, a – t – il indiqué.
Pendant ces échanges, plusieurs situations qui freinent le développement des secteurs de l’agriculture et de l’élevage ont été identifiées. Il s’agit entre autres l’insuffisance de personnels, le manque d’équipements, de domaines agricoles aménagés, la dégradation poussée des pistes rurales permettant d’acheminer les productions, la non prise en charge des stagiaires etc. Et pour pallier à ces faits, le chef de département de l’agriculture et de l’élevage a indiqué que des mesures urgentes sont en train d’être prises par le Gouvernement pour le développement dudit secteur.
“Nous ne sommes pas un Gouvernement de promesses. Nous regardons les choses, quand on est sûrs qu’on peut y arriver. On fonce pour aboutir à un résultat concret. Nous allons mettre les moyens à la disposition de nos agents sur le terrain et les paysans pour les permettre de faire mieux.
Désormais, le recrutement en Guinée ne se fera plus comme avant. Où un dirigeant pouvait employer ses enfants qui se trouvent encore sur le banc en train d’étudier. Nous allons organiser un concours pour que les cadres qui ont les compétences requises puissent intégrer la fonction publique. Et nous allons nous rassurer qu’ils sont à leurs postes dans les zones rurales. Celui qui refuse de rejoindre son poste va être rayé du fichier de la fonction publique.
Nous sommes actuellement en train de développer le concept de fonction publique locale. C’est à dire un recrutement à la base en les créant toutes les conditions possibles pour les maintenir et les amener à travailler dans l’intérêt des populations. C’est mieux que de recruter des gens à Conakry et les muter à l’intérieur où ils ne vont pas rester”, a-t-il ajouté avant de conclure que des GPS seront installés sur tous les engins pour permettre de contrôler leur mouvement.
Dinguiraye, Ibrahima Braddock Diakité pour lerevelateur224.com