La Guinée occupe au compte de l’année 2022 la 84ème place sur 180 pays classés, avec un score de 59.82%. En 2021, le pays était classé 109ème sur 180 pays dans le classement de reporters sans frontières.
Bien que la Guinée ait progressé, le secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée interrogé ce mardi, 3 mai à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, a estimé que notre pays pouvait améliorer ces stats si certaines difficultés étaient résolues.
» Dans les faits, pour le moment, il y a quelques difficultés puisqu’on a constaté qu’au niveau du Palais Mohamed V par exemple, les journalistes de la presse privée ont du mal à avoir accès à certaines activités officielles qu’on y organise. Il faudra dire aux autorités que s’il y a eu un progrès, c’est-à-dire, qu’il y a ce point aussi. Si on arrive à résoudre ce problème, c’est que l’année prochaine on pourra aussi connaître des bons », a indiqué Sekou Jamal Pendessa.
Dans son rapport, RSF semble faire un parallèle entre la junte et le régime d’Alpha Condé. A ce niveau, des changements positifs sont constatés, selon notre confrère.
» Quand on analyse la liberté de la presse, cette fois-ci, on a voulu mettre l’accent sur la période CNRD. C’est-à-dire, à partir du 5 septembre. Et nous avons noté quelques changements au niveau des discours officiels. Si par le passé, les autorités tenaient des discours méprisants vis-à-vis des journalistes, cette fois-ci, le Colonel Doumbouya notamment, a exprimé des propos respectueux à l’égard des journalistes. Et lui tout comme d’autres Ministres à l’image du Premier ministre ou la ministre en charge de la Communication, ont exprimé la volonté de faire en sorte que les conditions de vie et de travail des journalistes changent positivement « , précise Sékou Jamal Pendessa, avant de renchérir:
» C’est à ce niveau qu’il faut interpeller nos patrons, parce qu’il ne faut pas que des gens croient que quand on dit atteinte à la liberté de la presse que cela peut venir seulement des autorités. Au sein de notre coopération aussi, on peut compromettre l’indépendance des journalistes. Lorsqu’ils sont mal traités et pas suffisamment payés cela veut dire qu’ils seront exposés à toute sorte de corruption. Les patrons refusent de signer cette convention dont les travaux ont été suspendus depuis le mois de mars 2020″, regrette ce syndicaliste.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
